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Insécurité en Guadeloupe : les députés interpellent Bruno Retailleau avant sa visite sur l'archipel

Dans un courrier commun adressé aux ministres de l'Intérieur et de l'Économie, les quatre députés de Guadeloupe alertent sur le manque criant de moyens pour lutter contre l'insécurité et le narcotrafic. Une demande urgente alors que Bruno Retailleau est attendu en visite officielle dans l'archipel ce vendredi 22 août.

Par  Carole Petit

Les visages des quatres députés de la Guadeloupe - 06/07/2024. · ©Guadeloupe La 1ère
Les visages des quatres députés de la Guadeloupe - 06/07/2024. · ©Guadeloupe La 1ère

Alors que la Guadeloupe enregistre un record d'homicides et de saisies de stupéfiants en 2025, les députés guadeloupéens Christian Baptiste, Élie Califer, Max Mathiasin et Olivier Serva tirent la sonnette d'alarme. Dans une lettre datée du 19 août, ils demandent des renforts humains et matériels immédiats pour faire face à une insécurité grandissante, nourrie par un narcotrafic en pleine expansion.

Une situation explosive selon l'Ofast

S'appuyant sur un rapport confidentiel de l'Office antistupéfiants (Ofast) publié fin juillet, les parlementaires soulignent que 61 % des saisies de cannabis en France ont lieu dans les territoires ultramarins, qui ne représentent pourtant que 4,1 % de la population nationale. Ce décalage flagrant révèle, selon eux, une exposition extrême au phénomène de narcotrafic, sans que les moyens alloués soient à la hauteur de l'enjeu.

Ils déplorent notamment une baisse des effectifs douaniers, avec 15 postes non remplacés, et une présence jugée insuffisante à Marie-Galante, pourtant stratégique pour contrer les passeurs. Cette carence favorise également la prolifération d'armes à feu, conséquence directe du trafic de drogue. Au vu des récentes affaires, la Guadeloupe est devenue une plaque tournante du narcotrafic.

Des demandes concrètes pour renforcer les dispositifs

Les députés réclament donc un plan d'action ambitieux : renforcement des effectifs de police, gendarmerie et douane, mais aussi envoi de drones, radars et vedettes pour surveiller les côtes et les zones sensibles. Ils soulignent que l'enjeu est national : lutter efficacement contre les trafics en Guadeloupe, c'est également prévenir leur extension vers l'Hexagone.

En visite officielle en Guadeloupe samedi 23 août, Bruno Retailleau est attendu dès vendredi soir pour une visite officielle de 24 heures, en provenance de la Martinique. Cette démarche des parlementaires met la pression sur le gouvernement pour qu'il réponde de façon concrète et urgente à la dégradation de la situation sécuritaire dans l'archipel.

Par  Carole Petit

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