Il aura fallu plusieurs années d'essais pour que Jennifer Serbin-Magdeleine tombe enceinte... Déjà maman d'une petite fille née naturellement, la jeune femme et son mari peinent à agrandir leur famille. Ils pensent à la méthode de la Procréation médicalement assistée (PMA). Un véritable « parcours du combattant » s'ensuit. D’autant que, pour y arriver, elle et son mari, multiplient les méthodes.
« Au départ, on commence par une chose très simple : la stimulation par des médicaments. Le médecin me dit que c'est une méthode à tester durant trois mois. »
Jennifer Serbin-Magdeleine
Malheureusement, la crise Covid arrive début 2020. Et la PMA se stoppe pendant six mois, le temps que les confinements se terminent. Puis rapidement, les médecins lui parlent de Fecondation in vitro (ou FIV), l'une des techniques de reproduction assistée les plus connues mais également l'une des plus contraignantes.
« C'est une ponction d'ovocytes donc là je comprends que le traitement va être beaucoup plus lourd. Il y a des injections de piqûres journalières. On réfléchit avec mon mari et on décide de tenter le tout pour le tout et on rentre dans ce nouveau protocole. »
Jennifer Serbin-Magdeleine
Qui dit injections d'hormones, dit également changements hormonaux pour la jeune femme. Et la PMA n'aboutit pas toujours nécessairement à une réussite.
« Il y a des chocs émotionnels et les émotions sont à vif. Alors c'est difficile parce qu'il faut se relever chaque jour après les échecs mais on se dit tout de même que ça va peut-être fonctionner donc il faut garder espoir. Des espoirs qui peuvent s'effriter après chaque échec mais il faut tout de même repartir dans le protocole. »
Jennifer Serbin-Magdeleine
Après un échec, la fécondation in vitro nécessite un temps de repos important afin d'améliorer les chances de réussite, il faut notamment respecter un délai de trois mois entre deux FIV. Un parcours long qui peut donc se compter en années. Malgré les échecs, Jennifer et son mari ne perdent pas espoir. Leur couple en ressort même grandit et plus solide.
« On s'est rendus compte qu'on était forts ensemble et que je n'étais pas seule dans ce parcours de PMA, qu'il était là. J'ai notamment de la chance que mon mari soit également psychologue et il a été d'un grand soutien émotionnel pour moi. »
Jennifer Serbin-Magdeleine
Après un parcours de trois ans, parsemé de montagnes russes et au bout de cinq échecs, le laboratoire lui indique que ce sera la dernière FIV qu'ils testeront... Une dernière tentative qui se soldera par un succès. À 42 ans, Jennifer Serbin-Magdeleine tombe enceinte puis donne naissance à un petit garçon nommé Jilian.
« Si la médecine n'avait pas été là, je n'aurais pas réussi à concevoir mon fils. »
Jennifer Serbin-Magdeleine
Les techniques de PMA sont prises en charge à 100% par la sécurité sociale si plusieurs critères sont réunis : âge inférieur à 43 ans, présence d'un trouble de la fertilité chez un couple hétérosexuel ou désir de grossesse chez une femme seule ou un couple homosexuel féminin.
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