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Chikungunya en Guyane : le secteur des Savanes en phase endémique, le Littoral ouest en situation d'alerte

Les tendances observées au cours des deux dernières semaines montre une intensification de la circulation du virus dans les Savanes, selon le dernier bulletin de Santé publique France publié jeudi. Le secteur passe ainsi en épidémie.

Par  Tristan Dereuddre

Depuis la fin du mois de janvier, 1 003 cas ont été biologiquement confirmés en Guyane. · ©DR
Depuis la fin du mois de janvier, 1 003 cas ont été biologiquement confirmés en Guyane. · ©DR

Le dernier bulletin épidémiologique publié par Santé publique France indique que la circulation du Chikungunya s'intensifie sur les deux dernières semaines, dans le secteur des Savanes. En S23 - 23ème semaine depuis le début de l'année, l'épidémie ayant débuté fin janvier en S04 -, 16 cas ont été biologiquement confirmés sur le secteur des Savanes. La mise à jour de la S22 a confirmé 26 cas supplémentaires cette semaine-là.

Une tendance à la hausse, pour laquelle les nouveaux cas sont répartis en grande majorité à Kourou, commune qui concentre la plupart de la population de la CCDS. "Ces éléments sont donc en faveur d’une intensification de la transmission dans ce secteur", indique Santé publique France.

Au total, 82 cas ont été biologiquement confirmés depuis le début de l’année dans le secteur des Savanes, soit 11 % de l’ensemble des cas confirmés en Guyane depuis fin janvier. La situation aux urgences du CHK est en augmentation en S23 avec 9 passages pour chikungunya enregistrés.

"Le secteur des Savanes passe donc en épidémie à compter de la S23", conclut le bulletin épidémiologique.

Le Littoral ouest toujours en situation d'alerte

La majorité des cas de chikungunya du territoire se trouvent dans le secteur du Littoral ouest (482 cas sur 723, soit 68%). En S23, 46 nouveaux cas (données non consolidées) ont été biologiquement confirmés, contre 56 en S22. Mais cette baisse n'est pas forcément synonyme d'une baisse de la circulation du virus : elle pourrait refléter une diminution du nombre de diagnostics biologiques.

"Par ailleurs, le nombre de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya ainsi que la part d’activité au CHOG (près de 7 % en S23) sont en hausse, avec 50 passages enregistrés en S23. Cette augmentation suggère une poursuite de l’épidémie dans ce secteur", analyse Santé publique France.

L’épidémie se poursuit donc dans le secteur du Littoral ouest, qui reste en niveau "situation d’alerte" du plan ORSEC de lutte contre les arboviroses.

Les indicateurs stables sur l'île de Cayenne

Sur l'île de Cayenne, les indicateurs épidémiologiques sont stables. "Mais une extension géographique des cas est observée. Le secteur est en phase de foyers épidémiques", précise le bulletin épidémiologique.

Au total, depuis le début de l’année, 723 cas ont été biologiquement confirmés en Guyane. Depuis le début de la surveillance, 127 cas probables ou confirmés de chikungunya ont été hospitalisés dans un des trois sites du CHU de Guyane (CHC, CHK, CHOG).

Par  Tristan Dereuddre

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Émission du samedi 04 juillet 2026
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