Plusieurs ressortissants de Trinité-et-Tobago et un Vénézuélien ont été interpellés en mer par la Guardia Nacional Bolivariana, la marine du Venezuela.
Selon les informations publiées par le quotidien Trinidad Guardian, les individus voyageaient à bord d’une embarcation en route pour collecter des armes et de la drogue. Ils travaillaient pour le compte d’un syndicat criminel basé à Trinité-et-Tobago.
L’embarcation a été interceptée dans les eaux internationales, à une centaine de kilomètres au large de Cabo Codera, une ville côtière de la mer des Caraïbes, située à l’ouest de Caracas, capitale du Venezuela.
« D'après mes informations, ils n'étaient pas là pour ramasser du poisson. »
Allister Guevarro, Commissaire de Police de Trinidad-et-Tobago
Les autorités vénézuéliennes ont saisi 3 000 litres de carburant ainsi qu’une importante quantité de produits illicites, dont la nature n’a pas été précisée.
Le ressortissant vénézuélien interpellé serait affilié au puissant gang du Venezuela, le Tren de Aragua, qui a développé un réseau international.
Selon la police de Trinité-et-Tobago, les ressortissants trinidadiens arrêtés à bord du bateau sont liés à un chef de gang actuellement incarcéré à Trinité.
L’opération, filmée par la Guardia Nacional Bolivariana, a été diffusée sur la page Instagram de la marine vénézuélienne. Illustrée par un fond sonore dramatique, la vidéo ressemble davantage à une œuvre de propagande qu’à une véritable capture de narcotrafiquants.
Le gouvernement de Trinidad-et-Tobago a pris ces renseignements très au sérieux. Les célébrations de la fête de l’indépendance, y compris le défilé national prévu le 31 août 2025, ont été annulées. Une journée nationale de prière et de réflexion a été décrétée en remplacement.
À Trinité-et-Tobago, ces arrestations interviennent dans le contexte de l’état d’urgence décrété le 18 juillet 2025, en réponse à une « menace contre la sécurité nationale ».
Homicide à Saint-Vincent et les Grenadines
Dans la nuit du 15 août 2025, à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Gasroy Fergusson, animateur de la chaîne de radio BOOM FM, a été assassiné à l’extérieur de son lieu de travail dans la capitale, Kingstown.
Il était environ minuit lorsque le DJ, connu sous le nom de DJ Swagga, a été tué alors qu’il discutait avec un groupe de personnes après son service.
Selon des témoins oculaires, les assaillants sont arrivés à bord d’une voiture noire qui s’est arrêtée pour permettre au tireur d’ouvrir le feu.Gasroy Fergusson a été atteint de plusieurs balles aux jambes et à la tête.
D’après le média local iWitness News, le tireur est descendu de la voiture et s’est tenu au-dessus de l’animateur, déjà à terre, avant de tirer plusieurs balles supplémentaires en direction de sa tête, puis de prendre la fuite.
Un autre homme a été blessé lors de l’attaque et transporté à l’hôpital
Deux assassinats le même jour à Sainte-Lucie
À Sainte-Lucie, le 16 août 2025, deux hommes ont été assassinés dans différents quartiers de Castries, la capitale de l’île.
Les deux incidents se sont produits en pleine journée.
Selon la police, le premier meurtre est survenu vers 10 h, près d’une station de taxis, non loin du marché central de Castries, un lieu particulièrement fréquenté chaque samedi.La victime, Jamie Williams, 25 ans, a été mortellement touchée. Des passants ont également été atteints par des balles perdues, provoquant une scène de panique dans la capitale.
Quelques heures plus tard, dans une rue commerçante très fréquentée, des coups de feu ont coûté la vie à Takim James, mieux connu sous le nom de « Tako ».Là encore, des passants — y compris des enfants — ont été pris dans les tirs croisés.
Une amnistie d'armes infructueuse
À la Dominique, le ministre de la Sécurité nationale, Rayburn Blackmoore, a annoncé qu’une campagne d’amnistie d’armes à feu s’était soldée par un échec.
L’opération, lancée le 15 juillet 2025 pour une durée d’un mois, n’a permis de récupérer que quatre armes.
Cette amnistie devait offrir l’occasion aux détenteurs d’armes illégales de les remettre aux forces de l’ordre, de manière anonyme, sans crainte d’inculpation. Une récompense avait même été proposée aux personnes fournissant des informations permettant la saisie d’armes à feu illégales.
Le Premier ministre de la Dominique, Roosevelt Skerrit, avait annoncé cette mesure à la suite de plusieurs incidents impliquant des armes à feu.
À la Dominique, la possession d’une arme à feu sans permis expose à une amende équivalente à 2 000 euros et à une peine de prison pouvant aller jusqu’à 25 ans.
Le ministre de la Sécurité nationale, Rayburn Blackmoore, a annoncé que la législation était en cours de révision et que les sanctions seraient alourdies.
En dehors de la période d’amnistie, la police dominiquaise a saisi 49 armes à feu et 289 cartouches. Parmi elles figuraient notamment trois fusils de type AR-15, des semi-automatiques de grande puissance
Par Caroline Popovic
/outremer%2F2025%2F08%2F18%2Fallister-guevarro-ttps-68a387c2b75b2300009765.jpg)
/outremer%2F2026%2F01%2F30%2F075-koebel-notitle220824-np5zk-697cc55375d69625323197.jpg)
/outremer%2F2026%2F02%2F06%2Fjo-madagascar-6985dc75a1f94326413400.jpg)
/outremer%2F2025%2F02%2F06%2Fpad-bilan-trafic-aerien-2024-lf-gb-bruno-mixed-frame-174-67a477975b955947263569.jpg)
/outremer%2F2026%2F02%2F06%2Fwhatsapp-image-2026-02-06-at-13-07-09-6985db141f72d428932787.jpg)
/outremer%2F2026%2F01%2F30%2Fap26016541319650-697ce624e25e0093288131.jpg)