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"Ça ne va qu'accentuer nos difficultés", le monde économique mahorais inquiet des conséquences de la grève du STM

Alors que la grève au STM se poursuit après l'échec des négociations avec le Département ce mardi, le milieu économique mahorais alerte sur les conséquences de ce conflit sur des entreprises encore fragiles.

Par  Raphaël Cann , Mohamed Ali Ismaël

La barge vue aérienne · ©MARC ALLARIA / BIM
La barge vue aérienne · ©MARC ALLARIA / BIM

Les négociations entre les grévistes du STM, le service des transports maritimes, et le Département ont échoué ce mardi 19 août : le mouvement social perturbant les barges se poursuit. Le syndicat Force Ouvière demande toujours l'annulation du marché de gestion passé avec la société Transdev, l'assimilant à une privatisation, ce que réfutent la collectivité et l'entreprise. "On suit de très près la situation", indique Moustafa Karimdjee, le directeur commercial de Disma Mayotte, un magasin de quincaillerie et de matériaux de construction.

"Il y a un impact sur nos salariés qui viennent de la Petite-Terre et par rapport à nos partenaires commerciaux en Petite-Terre, qui ont beaucoup de mal à s'approvisionner", explique le responsable. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir anticipé : "on a préparé en amont les articles pour pouvoir pallier, mais ça reste compliqué." Il n'est pas le seul dans cette situation. "Je comprends les revendications des salariés du STM, s'ils sont en grève, ça veut dire que quelque chose ne va pas", précise en préambule Madi Fahar, le président de la CAPEB, la confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment, et de la CMA, la chambre de métiers et d'artisanat.

"On était déjà en difficulté avant Chido, le développement économique est à terre depuis, cette grève ne va qu'accentuer nos difficultés", plaide-t-il. "Il faut rapidement trouver une solution à la table des négociations." Dans un communiqué, le Medef Mayotte, le syndicat des employeurs, expliquait aussi que "les entreprises mahoraises ne peuvent supporter durablement de telles perturbations", alors qu'elles sont déjà fragilisées par "un contexte économique et social complexe." Cette situation impacte tout type de commerces, même un vendeur du marché couvert de Mamoudzou évoque entre 25 et 30% de pertes de chiffre d’affaires, lié à l'absence de clients petit-terriens. "En plus, on avait l'habitude d'avoir du monde avant la rentrée scolaire", peste Jean Barège, commerçant depuis 20 ans.

Par  Raphaël Cann , Mohamed Ali Ismaël

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Émission du dimanche 20 septembre 2026

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