Newsletter de Mayotte
Tous les jours, recevez l'actualité de Mayotte dans votre boîte mail

Lutter sans merci contre l'habitat indigne et illégal

Le ministre des Outremer s'est rendu hier au quartier Kardjavendza de Kahani. Un bidonville a été démoli pour faire la place à une gare routière pour le transport scolaire. Un exemple de reconquête sur les occupations illégales.

Par  Faïd Souhaili

Sébastien Lecornu écoute Youssouf Ambdi, maire de Ouangani, lui exposer les difficultés rencontrés par les quartiers à habitations indignes dans sa commune.  · ©Aurélien Février
Sébastien Lecornu écoute Youssouf Ambdi, maire de Ouangani, lui exposer les difficultés rencontrés par les quartiers à habitations indignes dans sa commune. · ©Aurélien Février

Kahani et Kardjavendza ne sont pas une étape choisie au hasard dans la visite de Sébastien Lecornu. Dans ce quartier, des centaines de familles occupaient illégalement des parcelles du conseil départemental. Mais une opération de démolition a été décidé pour les libérer et y construire un hub pour les élèves empruntant les bus scolaires. Des opérations de démolition de cases insalubres difficile à mettre en place, d'autant plus qu'il faut faire part d'humanisme et il faut reloger ceux qui sont en règle.

Ces quartiers posent beaucoup de problèmes de sécurité. Ces cases abritent beaucoup de réseaux de trafic de drogue, de cambrioleurs que l'on connaît tous, voire même des réseaux de prostitution.Il y avait un projet d'intérêt public et il était nécessaire de faire appel à la force publique de l'Etat pour libérer le foncier et construire ce hub de transports scolaires.

Youssouf Ambdi, maire de Ouangani

 Démolir, mais dans le respect de la loi

Il faut dire aussi que toutes les garanties sont prises à plusieurs niveaux pour que cela se passe dans la légalité.

Cette politique ne peut pas être conduite par un seul acteur. C'est l'ensemble des acteurs, l'Etat, les collectivités territoriales et les opérateurs associatifs qui la mènent. Il ne faut pas oublier les associations car sans elles, on ne peut rien mettre en place. L'Etat finance, mais ce sont bien les associations qui mettent en place les actions pour que ces familles ne se retrouvent pas à la rue.

Nafissata Mouhoudhoir, directrice par intérim de l'économie de l'entreprise, du travail et de la solidarité

 

Depuis la démolition du quartier de Kahani, il y’en a eu aussi à Mamoudzou, Koungou ou Labattoir en Petite Terre, et il y’en aura d’autres a confirmé le ministre des Outremer Sébastien Lecornu.

Par  Faïd Souhaili

Derniers articles