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Une semaine avant la rentrée, la ministre Élisabeth Borne constate les dégâts encore bien présents dans une école de Majicavo-Lamir

La ministre de l'Éducation nationale, Élisabeth Borne, a débuté son déplacement à Mayotte par une visite de l'école élémentaire et maternelle de Majicavo-Lamir, encore lourdement endommagée après le passage du cyclone Chido.

Par  Raphaël Cann Djamilat Soidiki Ilona Youssouffa

La ministre de l'Éducation, Elisabeth Borne, avec le maire de Koungou dans une école de Majicavo-Lamir ce lundi 18 août · ©Ilona Youssouffa
La ministre de l'Éducation, Elisabeth Borne, avec le maire de Koungou dans une école de Majicavo-Lamir ce lundi 18 août · ©Ilona Youssouffa

Difficile d'imaginer que le cyclone Chido a frappé Mayotte il y a déjà plus de huit mois. La pensée a peut-être traversé l'esprit de la ministre de l'Éducation nationale, Élisabeth Borne, lors de sa visite de l'école maternelle et primaire de Majicavo-Lamir ce lundi 18 août. Les bâtiments en préfabriqué ont globalement tenu face à la catastrophe, mais le toit de l'école primaire a été soufflé. Si une partie des locaux a été réparée par la sécurité civile du côté de l'école maternelle, il ne s'agit pas d'une réhabilitation complète. Comme en atteste un emploi du temps affiché, les élèves de primaire n'avaient déjà que deux heures de cours par semaine avant les vacances.

L'école primaire, toujours inutilisable à une semaine de la rentrée scolaire · ©Djamilat Soidiki
L'école primaire, toujours inutilisable à une semaine de la rentrée scolaire · ©Djamilat Soidiki

A une semaine de la rentrée, aucune salle n'a été complètement réhabilitée, faute de mobilier et de réparation des installations électriques. "On ne sait pas encore de combien de salles de classe on va disposer", explique le directeur de l'école, ajoutant que certains élèves auront cours au collège pour pallier cette situation. "La rentrée, c'est la semaine prochaine", insiste la députée Anchya Bamana, présente pour cette visite. "Déjà qu'on avait du mal avant, mais après Chido c'est encore plus compliqué", lui répond le maire de la commune de Koungou, Assani Saindou Bamcolo. "On essaye de faire le maximum, mais au bout d'un moment, quand on n'assure pas financièrement, c'est difficile."

Les préfabriqués où les élèves doivent se partager les salles · ©Djamilat Soidiki
Les préfabriqués où les élèves doivent se partager les salles · ©Djamilat Soidiki

Une référence aux critiques de certains maires, reprochant à l'État de tarder à verser les 100 millions d'euros prévus par le fonds d'amorçage de l'État pour rembourser les interventions d'entreprises pour le compte des communes, notamment pour la reconstruction des écoles. "C'est la raison pour laquelle on a des échangés avec vos équipes depuis un certain temps", réplique avec fermeté Daniel Fermon, secrétaire général de la préfecture. "Toutes les collectivités ont voulu faire vite, mais il y a parfois des estimations qui ont été révisées, avec des devis différents des délibérations prises par les communes."

Ce sujet avait déjà donné lieu à une passe d’armes entre la préfecture et la municipalité de Mamoudzou. Le maire, Ambdilwahedou Soumaila, aura l'occasion d'interpeller directement la ministre à ce sujet, puisqu'elle va ensuite visiter plusieurs écoles de sa commune.

Par  Raphaël Cann Djamilat Soidiki Ilona Youssouffa

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