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Clip vidéo du Baku Initiative Group : le parquet de Nouméa se dessaisit de l'affaire au profit du tribunal de Paris

Dans l’affaire du clip de rap, intitulé Liberté ou mort, diffusé le 13 mars par le groupe d’initiative de Bakou, une enquête d’envergure a bien été ouverte. Le signalement du haut-commissaire, Louis Le Franc, a trouvé écho auprès du parquet de Nouméa et jusqu’au tribunal de Paris. Des investigations en matière de cybercriminalité sont en cours.

Par  Joanna Robin

Une image tirée du clip de rap du groupe d'initiative de Bakou, diffusé le 13 mars. · ©DR
Une image tirée du clip de rap du groupe d'initiative de Bakou, diffusé le 13 mars. · ©DR

Le procureur de la République, Yves Dupas, a bien donné suite à la plainte déposée par la cheffe de file des Loyalistes, Sonia Backès, et au signalement du haut-commissaire, Louis Le Franc, au sujet d'un clip du groupe d'initiative de Bakou.

Ce morceau de rap intitulé Liberté ou mort, "évoque des actions violentes", indique le procureur, par ses paroles et les images des évènements de 2024 qui les illustrent. Des éléments suffisants pour "supposer une provocation publique à la commission d'actes de violence ou d'incitation à la haine".

Sous l'autorité de Paris

Si les investigations portent sur ce délit, "la diffusion de grande ampleur de cette vidéo" pourrait laisser supposer "des actions d'ingérence portées contre la France", précise Yves Dupas.

Face à ces enjeux, l'enquête se trouve désormais entre les mains du tribunal de Paris. Le parquet de Nouméa s'en est dessaisi, le 21 mars, au profit de cette juridiction compétente en matière de lutte contre la cybercriminalité.

Avec l'appui du pôle national de lutte contre la haine en ligne, "des moyens d'enquête très développés et qui correspondent aux enjeux" sont déployés.

Un groupe très actif

Le groupe d'initiative de Bakou continuera donc d'être scruté à la loupe par les plus hautes autorités. Cette organisation, qui se présente comme non gouvernementale, se mobilise activement depuis l'Azerbaïdjan et sur les réseaux sociaux dans "les domaines de la décolonisation et des droits de l'homme", peut-on lire sur son site.

Dans son viseur, neuf départements d’outre-mer ou collectivités françaises. La Calédonie, en pleine phase de discussions sur son avenir institutionnel, est particulièrement suivie.

Le groupe a publié, ce dimanche 30 mars, une vidéo d'un évènement organisé "en soutien aux prisonniers politiques emprisonnés illégalement par les autorités françaises". Il s'agit notamment des personnes détenues provisoirement dans le cadre de l'enquête sur les évènements de mai 2024. Le visage du président du FLNKS, Christian Tein, et celui de Steeve Unë, font partie de ceux présentés en pancarte, sur des tee-shirts et sur un écran géant.

Par  Joanna Robin

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