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Condamnée à régler 319 millions pour des loyers non payés au port autonome, la CMA annonce qu'elle quitte Nouville

Le Port autonome demandait 67 loyers impayés à la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA). Cette dernière a été condamnée à régler sa dette par le tribunal administratif ce mardi 30 septembre à Nouméa. En l'absence d'accord avec son bailleur, elle va quitter Nouville.

Par  Maurice Violton Théo Rouby

Le siège de la CMA-NC à Nouville. · ©NC la 1ère
Le siège de la CMA-NC à Nouville. · ©NC la 1ère

Le tribunal administratif vient de condamner la Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) à payer 319 millions de francs pour des loyers non payés au Port autonome depuis 2020. À la suite de ce jugement, la présidente de la CMA a annoncé que la chambre quittera le site de Nouville.

Elizabeth Rivière juge les conditions du Port autonome trop coûteuses. "Le loyer qui nous a été proposé a été augmenté de plus de 2000 %. Nous avons fait beaucoup d'efforts pour trouver des solutions", estime la présidente de la CMA. "Le loyer qui nous a été proposé n'était que sur la parcelle de terrain, nous avons construit nos bâtiments avec l'autorisation du port."

Les prochains salons de la CMA annulés

La CMA avait provisionné la somme en anticipation du jugement. Elle se déplacera vers "d'autres équipements malheureusement moins adaptés", commente Elisabeth Rivière. La CMA a d'ores et déjà acté "l'annulation immédiate" des événements programmés par la chambre ainsi que les prestataires externes. Elle a communiqué la liste des rendez-vous concernés :

  • Le premier Salon « Découverte des métiers et des formations » visant à l’insertion

Professionnelle de la jeunesse

  • Le « Job dating » de la Province Sud, ciblant les jeunes pour leurs jobs d’été,
  • Le « Salon Répar’acteurs » sur l’économie circulaire,
  • Le « Salon de Noël des artisans d’art »

La CMA annonce le maintien du « Salon BATEXPO », prévu du vendredi 24 au dimanche 26 octobre, pour lequel elle cherche "activement une solution de repli car il est très attendu du secteur du bâtiment."

Sollicité par NC la 1ère, le Port autonome n'a pas pu être joint. Il demandait le règlement de 67 loyers impayés. Pendant 30 ans, la chambre a bénéficié d’une convention d’occupation fixant un loyer à 150 000 francs par mois. En contrepartie de ce tarif, la convention prévoyait que les bâtiments construits par la CMA deviennent propriété du Port autonome à partir de 2014. Et qu'il serait donc libre de les louer.

Par  Maurice Violton Théo Rouby

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