Newsletter de la Nouvelle-Calédonie
Tous les jours, recevez l'actualité de la Nouvelle-Calédonie dans votre boîte mail

"Nous avons cette chance d'avoir un pays qui est un terrain de sport à ciel ouvert" : le gouvernement veut mettre les Calédoniens au sport

Claude Gambey, membre du gouvernement en charge de la santé, revient sur le "parcours prévention" du plan Do Kamo, lancé vendredi 12 septembre à Poya. Ce dispositif itinérant vise à sensibiliser les Calédoniens aux bienfaits de l'activité physique.

Par  Charlotte Mannevy Théo Rouby

Claude Gambey, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge de la santé. · ©NC la1ère
Claude Gambey, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge de la santé. · ©NC la1ère

Les Calédoniens ne bougent pas assez ! Face à ce constat, l'Agence sanitaire et sociale lance un dispositif pour promouvoir l'activité physique à travers le pays. La première étape de ce "parcours prévention santé" se tient ce vendredi 12 septembre à Poya. Elle sera relayée à travers 12 autres communes de la Grande Terre et des îles.

Parmi les données mises en avant par l'Agence sanitaire et sociale (ASS-NC) :

  • 2 jeunes calédoniens (10-18 ans) sur 10 respectent les recommandations OMS en matière d'activité physique,
  • le temps passé devant les écrans est en augmentation constante
  • 7 adultes sur 10 sont en surpoids ou obèses

Claude Gambey, le membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en charge de la santé, était l’invité de la matinale radio de NC la 1ère. Il présente les enjeux de ce dispositif et du plan Do Kamo.

NC la 1ère : Faire bouger les Calédoniens, c'est une priorité de santé publique ?

Claude Gambey : Tout à fait. C'est une des priorités du plan Do Kamo. Comme vous le savez, il y a trois piliers. Le pilier de la gouvernance, sur lequel la Nouvelle-Calédonie, le gouvernement, est en train de travailler. Vous avez un autre pilier, qui concerne le modèle économique. Nous avons un système de santé qui est [peu] soutenable. Et le troisième volet concerne la question de la prévention, de l'éducation, la responsabilisation des Calédoniens.

À lire : Obésité juvénile en Calédonie et en Polynésie : les chambres territoriales des comptes préconisent une action renforcée

Responsabiliser, c'est aussi dire aux Calédoniens que ce n'est pas si difficile de bouger davantage, qu'il ne s'agit pas de préparer un marathon ?

Nous avons cette chance, ce luxe d'avoir un pays qui est un terrain de sport à ciel ouvert 365 jours sur 365. Donc il s’agit de faire prendre conscience aux Calédoniens que la bonne santé est à leur portée. Nous avons, enfin, un capital naturel. Parce qu'ici, nous avons accès à de la nourriture facilement, de la nourriture saine. Et donc c'est cela le plan Do Kamo également, la nécessité de la démocratie sanitaire.

Vous parlez aussi d'alimentation. On dit souvent que manger équilibré, ça coûte cher. Ce n'est pas tout à fait vrai ?

Oui, vous avez ici le foncier qui nous permet de disposer d'une alimentation gratuite, d'autant que nous avons une nature qui est généreuse. Donc il suffit d'avoir un peu de volonté. Il y a un travail qui est fait également au niveau du gouvernement pour diminuer les prix de l'alimentation. Tout cela, c’est dans un dans un plan d'action que nous avons activé pour pouvoir permettre l'accès à cette alimentation saine.

Calendrier du parcours prévention santé 2025

Par  Charlotte Mannevy Théo Rouby

À lire sur le même sujet
Mots clés de l'article
Sur le même sujet
Derniers articles