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“Nous avons une situation institutionnelle qui ne peut pas attendre”, indique Sébastien Lecornu, premier ministre démissionnaire à propos de la Nouvelle-Calédonie

Le spectre d’une dissolution de l’Assemblée nationale s’éloigne. Sébastien Lecornu ne le souhaite pas, pas plus que la majorité des députés. C’est l’un des messages du premier ministre démissionnaire, invité du journal télévisé de France 2, ce mardi 8 octobre 2025. Il a également évoqué parmi les priorités, les textes concernant la Nouvelle-Calédonie.

Par  Thierry Rigoureau Alix Madec

Le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, sur le plateau du "20 Heures" de France 2, le 8 octobre 2025. · ©(LUDOVIC MARIN / AFP)
Le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, sur le plateau du "20 Heures" de France 2, le 8 octobre 2025. · ©(LUDOVIC MARIN / AFP)

Sébastien Lecornu ne souhaite pas de dissolution de l’Assemblée nationale. C’est ce qu’il a expliqué pendant 27 minutes dans le journal de France 2, ce mardi 8 octobre 2025.

À ce jour le premier ministre démissionnaire reste optimiste et pense qu’un chemin est possible. “Ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’au fond, on a une assemblée qui est fragmentée avec des possibilités de compromis. Au fond, ce que je peux dire c’est qu’il y a une majorité absolue à l’Assemblée nationale qui refuse la dissolution. C’est surtout parce que beaucoup de personnalités politiques connaissant leur terrain voient bien qu’une dissolution amènerait au même résultat et un blocage qui pourrait être davantage définitif”. 

Parmi les urgences : les textes sur la Nouvelle-Calédonie

Pour Sébastien Lecornu, la priorité est de relancer le débat sur la réforme des retraites qu’il considère comme une blessure démocratique et le budget. Il a également évoqué l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. “J’ai dit à chacune des forces politiques que je voyais trois urgences : un budget pour l’État, un budget pour la sécurité sociale et les textes sur la Nouvelle-Calédonie. Puisqu’à 18 000 km d’ici, nous avons une situation institutionnelle qui ne peut pas attendre”, assure le premier ministre démissionnaire.

Un nouveau gouvernement "déconnecté des ambitions présidentielles"

Un projet de budget doit être présenté lundi prochain. Quant à la question est-ce qu’il souhaite être renommé premier ministre ? Sébastien Lecornu considère sa mission terminée. Mais selon lui, le prochain gouvernement devra être déconnecté des ambitions personnelles. “L’équipe qui devra prendre les responsabilités dans les temps à venir, devra être déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027. Car la situation est déjà suffisamment difficile. Il faut qu’il y ait une équipe qui décide de se retrousser les manches et de régler les problèmes du pays jusqu’à l’élection présidentielle. Et des équipes pour un beau débat démocratique, qui se préparent à l’élection présidentielle 2027”, poursuit Sébastien Lecornu.

Parmi les dossiers les plus difficiles abordés lors des discussions de ces deux derniers jours, réside celui de la réforme des retraites. Sébastien Lecornu s’est également exprimé sur les deux urgences qu’il a fixées : le budget et la Nouvelle-Calédonie.

Quant au président de la République, “il s’adressera aux Français en temps utile”, conclut Sébastien Lecornu. Emmanuel Macron, qui doit nommer un nouveau premier ministre "d'ici 48 heures", a confirmé l'Elysée.

Par  Thierry Rigoureau Alix Madec

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