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VIDÉO. Au lycée de Pouembout, la culture du maïs à l'épreuve des enjeux environnementaux

Les apprentis agriculteurs du Lycée Michel-Rocard étaient confrontés à un cas pratique ce mardi 9 septembre à Pouembout. Ils ont appris à cultiver le maïs tout en réduisant la consommation d'eau et en valorisant des engrais issus des filières calédoniennes.

Par  Géraldine Louis Brice Bachon Théo Rouby

Le lycée agricole de Pouembout enseigne une agriculture plus raisonnée du maïs. · ©NC la1ère

La région de Pouembout produit un tiers du maïs Calédonien. Alors forcément, les élèves du lycée Michel Roccard se doivent d'être la pointe sur cette culture.

Dans la parcelle expérimentale de l'établissement, le maïs pousse à l'aide d'un engrais naturel : 17 tonnes de fumier de porc donné par un agriculteur voisin. Derrière l'apparente simplicité du produit, la méthode est délicate à mettre en œuvre sur d'aussi grandes surfaces. Mais les économies potentielles nécessitent qu'on étudie le sujet.

« Sur des parcelles de jardin il suffit d'arroser. Mais là ça me coute 25 000 francs, donc tu réfléchis avant d'activer les motopompes. »

Vaimoana Fogliani, directeur d'exploitation du lycée

Au cours de l'atelier, élèves et professionnels réfléchissent aux méthodes de préservation des sols. Alterner les cultures avec des légumineuses permet par exemple de les régénérer en azote. Et donc, là encore, de limiter l'usage d'intrants chimiques.

Vers une économie circulaire ?

"On teste aussi des produits qui sont issus du recyclage. Par exemple, on a fait un apport de farine de poisson", raconte Chloé Saglibene, animatrice à Valorga, l'organisme qui structure la filière de la valorisation des produits d'origine organique en Nouvelle-Calédonie. "Sur des parcelles comme ça, l'objectif c'est de voir si on peut remplacer la fertilisation minérale, issue de l'import, par des produits issus de nos filières."

Lisa Soury-Lavergne, élève en terminale, est convaincue que "si on veut continuer à cultiver nos ressources pendant longtemps, il faut qu'on les respecte comme il se doit". La culture "raisonnée" du maïs est prise très au sérieux par ces futurs agriculteurs de la région, qui notent les explications des intervenants sur leur téléphone portable.

Par  Géraldine Louis Brice Bachon Théo Rouby

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