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"On a fait le choix de revenir sur Boulouparis", le comité hippique du Nord organise son grand prix

Le grand prix hippique de la province Nord se déroule ce samedi… en province Sud. Une journée de courses à Boulouparis qui bénéficie de sponsoring local mais aussi international. Explications avec le président du comité organisateur, Rudy Devillers.

Par  Claudette Trupit Françoise Tromeur

Le Grand prix de la province Nord à Boulouparis, en 2023. · ©Comité hippique du Nord
Le Grand prix de la province Nord à Boulouparis, en 2023. · ©Comité hippique du Nord

Trot, galop, stock : l'hippodrome Raymond-Devaud de Boulouparis attend neuf courses de chevaux ce samedi 6 septembre, entre 10h30 et 16h30, accompagnées par un grand marché. C'est le Grand prix de la province Nord et il était évoqué vendredi midi, sur l'antenne de NC la 1ère, avec le président du comité organisateur. 

NC la 1ère : On peut s'étonner que le comité hippique du Nord vienne en province Sud organiser cette réunion. Mais c'est parce qu'il ne peut pas y avoir de course en province Nord...

Rudy Devillers : Exactement. Le but ultime de notre comité, c'est de pouvoir organiser des courses de plat en province Nord. Aujourd'hui, ce n'est pas possible parce qu'aucun hippodrome n'est aux normes pour des courses de professionnels, avec des jockeys professionnels.

Exceptionnellement, cette année, on voulait renouveler l'aventure sur Bourail. Malheureusement, ça n'a pas pu se faire par rapport aux dégâts sur la piste, liés à la Foire de Bourail, avec la météo. On a fait le choix de revenir sur Boulouparis, ils ont bien voulu nous accueillir. 

Quelle est la situation de la filière hippique en province Nord ? Il y a quelques années, il y avait encore sept écuries, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui…

R.D. : C'est ça. Il reste des écuries qui courent essentiellement le stock. Pour ce qui est des écuries qui faisaient courir des Pur-sangs pour les courses de plat, les courses de ligne, on n'en a plus. Le Covid est venu impacter tout ça en 2020-2021. Puis, l'année dernière, il n'y a pas eu de course…

On parle d'élevage, on parle de sport. Quand il n'y a pas de visibilité, des années de coupure, ça impacte vraiment les écuries. Le deuxième et, je pense, le principal facteur, c'est le fait qu'on n'ait pas d'hippodrome dans le Nord. On espère vraiment, dans les années à venir en avoir au moins un.

Qu'est-ce que cette absence d'hippodrome a comme conséquence ?

R.D. : Aujourd'hui, un entraîneur qui vient de l'extrême Nord a au minimum trois heures de route pour aller courir sur l'hippodrome de Bourail. Et ça peut aller jusqu'à six heures de route pour Nouméa, rien que l'aller. Tout ça explique pourquoi on n'a plus d'écuries de course de plat dans le Nord.

Une des courses de ce samedi est financée par une société de vente aux enchères de chevaux néo-zélandais mondialement réputée. C'est une belle opération ? R.D. : Oui, effectivement. Ça va faire la deuxième année que ça se renouvelle. Avoir un partenaire international comme New Zealand Bloodstock est un privilège, parce que c'est valoriser nos courses au niveau du Pacifique Sud. Et aussi créer des partenariats, que ce soit pour de l'échange de chevaux, ou dans les courses hippiques. 

Le recours à ce sponsor néo-zélandais n'est pas anodin, puisque les chevaux que vous avez, sont originaires d'Australie et de Nouvelle-Zélande... 

R.D. : On est proches de l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Faire venir des chevaux de la France est beaucoup plus compliqué. Nos génétiques, aujourd'hui en Calédonie, sont en majorité d'Australie et de Nouvelle-Zélande.

New Zealand Bloodstock est un international qui s'occupe de la vente de chevaux Pur-sangs dans le monde, et nous, on fait venir des chevaux. Je pense que c'est important pour eux, malgré qu'on soit un très petit client : on a des relations à créer, on a un modèle qui s'inspire beaucoup d'eux…

Voyez aussi le reportage de Géraldine Louis et Brice Bachon, sur la venue de ce sponsor néo-zélandais.

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Par  Claudette Trupit Françoise Tromeur

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