En tenue et en casque de chantier, Louis, dix-sept ans, déambule à travers l’usine de Doniambo. Cet élève de terminale suit la première visite guidée redéclenchée par la Société Le Nickel sur son site pyrométallurgique, jeudi 16 octobre.
Intérêt pour les métiers du nickel
L'expérience pourrait bien confirmer son envie de se tourner vers les métiers de la mine. "Je vais faire mon grand oral sur la production du nickel en Nouvelle-Calédonie", explique le jeune homme. "En soi, ça va entrer dans mon projet d'étude parce que je pense que l'année prochaine, je vais faire la classe préparatoire [au lycée] Jules-Garnier. Et puis j'aimerais bien continuer à vivre en Nouvelle-Calédonie, ça pourrait être une solution."
De la mine à l'usine
Jean-Claude Vakalina connaît bien cet univers. Il a été responsable environnement sur la mine de Kouaoua et son père, chauffeur poids lourd, travaillait déjà pour la SLN. Pourtant, il n'a jamais visité les installations de Doniambo. "À chaque fois qu'on venait, on passait tout droit. Du coup, j'ai dit : on va faire un tour, on va les voir."
« Je suis heureux de voir tous ces gens qui travaillent dans ces ateliers, dans l'usine. Je souhaite dans mon cœur que la SLN continue de tourner. »
Jean-Claude Vakalina, l'un des visiteurs
Les participants à ces visites publiques rencontrent les équipes et découvrent les différents métiers. Comme celui de Mario Galu : salarié de la SLN depuis dix-sept ans, il assure le bon fonctionnement des fours pour calciner le minerai.
« Notre métier, ce n’est pas évident, des fois. Dans cette usine, il y a des gens qui sont là pour maintenir l'outil de travail. C'était très important [de pouvoir l'expliquer], parce que ça, on ne l'apprend pas à l'école. »
Mario Galu, salarié de Doniambo
Instructif
Deux heures et demie plus tard, les visiteurs ont appris que les températures peuvent atteindre 1 500 degrés pour la scorie, ou qu'un des fours a atteint une longévité "exceptionnelle" de trente-trois ans. Pour avoir l'occasion d'entrer vous aussi chez la "Vieille dame", il faut s'inscrire en ligne.
Comment faire ?
Ces visites publiques sont prévues chaque troisième jeudi du mois, avec pause en décembre et reprise en janvier. C’est à partir de quatorze ans, mais il ne faut pas être enceinte, ni porter de pacemaker. Prochaine date, le 20 novembre. L'équivalent, mais sur mine, est en projet pour l'an prochain.
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