Un sourire éclatant, une joie de vivre saluée, une artiste généreuse, une prof de danse appréciée, une femme battante… Depuis l’annonce de son décès, survenu en fin de semaine au Médipôle de Dumbéa, Juliana Bitton, alias Juliana Flore, fait l’objet de nombreux hommages. Agée de 44 ans, elle a été emportée suite à un soudain problème de santé. La sphère culturelle en particulier fait part de son émoi.
Métissage
Juliana Bitton, c'était les voyages, les rencontres, et un métissage qui la prédestinait à devenir universaliste. Une maman marocaine, un papa kanak et un beau-papa réunionnais d’origine indienne. Très jeune, après avoir testé la danse tahitienne, ou les danses traditionnelles africaines, un départ pour étudier va changer sa vie. En 2002, la jeune Calédonienne décroche dans les Bouches-du-Rhône un diplôme d’Etat à l'enseignement de sa passion.
Mais elle veut explorer le cinéma. L’Amour à l’épreuve la fera voyager à Tahiti, à La Réunion et en Guadeloupe. Puis c'est un rôle dans le biopic consacré à la carrière de Christian Karembeu. Ou encore OPJ, la série française à succès. Pourtant, la danse fait partie de son ADN. Juliana Bitton retourne à ses premières amours.
Un récit de Karine Arroyo et Jeffrey Fuller
Impliquée
Spécialisée jazz, elle donnait des cours à Païta à travers l’association Pacifique Accor’Danse. Elle était intervenante, au Dock socioculturel de la commune, ou dans les écoles. Investie dans le monde associatif de multiples façons. A l'affiche de courts-métrages calédoniens, comme Pierrot Lenquette de Maï Le Flochmoen et L’Abbé noir de Stéphane Ducandas tous deux présentés cette année au festival de La Foa.
Préparer un hommage
Un parcours riche (revoir l'émission Plein cadre du 16 février), parfois étonnant, toujours motivé par le don de soi. "Tout le monde se plaisait à travailler avec Juliana", salue le chorégraphe et danseur Richard Digoué, qui l'a côtoyée au sein du collectif Nyian. "Elle a tissé tous ces liens autour d’elle. On se devait d’être là pour lui rendre hommage", estimait-il ce samedi après-midi depuis le Rex Nouméa où des "danseurs, artistes, amis" se sont donnés rendez-vous en mémoire de Juliana.
« Ça a été un choc pour tout le monde. C’était une des danseuses de la compagnie Nyian, qui a fait aussi son bonhomme de chemin au niveau du pays. A Païta, elle a mis pas mal de choses en place, surtout au niveau des cours de danse. »
Richard Digoué, danseur et chorégrapheÇa a été un choc pour tout le monde.
La veillée aura lieu ce dimanche, de 9 heures à 20 heures, puis lundi de 7 heures à la levée du corps à la morgue municipale de Nouméa, au 6e-Km. Une cérémonie religieuse est ensuite prévue à 14h15, à la chapelle du centre funéraire, pour accompagner une étoile partie bien tôt. Et pour soutenir sa famille, une cagnotte en ligne a été lancée.
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