Ils ont voulu changer de vie après avoir exercé de nombreux métiers. Depuis trois ans, Vincent Than Trong et Isabelle Henry exploitent plus de 400 manguiers à Tontouta. En cette fin novembre, les fruits commencent à prendre des couleurs sur les arbres.
"Il va falloir attendre encore un peu", commente l'agriculteur après avoir goûté une Mangue Labbé. "Les précoces sont ici et les tardives sont au bout de la parcelle. Comme ça, on les récolte au fur et à mesure."
Diversifier la production
Le couple d'agriculteurs exploite quatre variétés de manques. 43 sont disponibles à travers la Nouvelle-Calédonie. Une diversité qui permet d'étaler la production jusqu'au mois de mai.
La diversification de la production est une solution pour fiabiliser cette culture aux rendements très aléatoire. La première année, Vincent et Isabelle en récoltent près de sept tonnes. La seconde : à peine trois tonnes.
Difficile de prévoir la qualité du millésime 2025. Mais les débuts sont timides, comme le souligne Christian Mille, responsable du site de l'IAC de Poqcquereux. Il évoque des incidents climatiques qui sortent de l'ordinaire cette saison. "Ils ont une influence sur la floraison, tout simplement parce que, quand on a plus de pluies, on a plus de perte de ces inflorescences qui sont attaquées par des champignons pathogènes."
Et les pronostics ne sont pas positifs avec des conditions particulièrement propices aux averses et aux cyclones cette année.
Paillage et engrais organiques
"C'est très aléatoire selon les conditions météo", confirme Vincent Than Trong sur son exploitation. "Ce qu'on a trouvé pour lutter contre ça, c'est mettre quelques intrants, du calcium, des engrais organiques."
Locataire de leur parcelle, Vincent et Isabelle pratiquent une agriculture responsable et sans irrigation. Le paillage semble être une solution efficace pour lutter contre les épisodes de sécheresse.
"C'est une façon de conserver l'eau et d'apporter de la matière organique à l'arbre. Ceux qui n'ont pas eu de paillage ont beaucoup moins de feuilles et de fruits", observe l'agriculteur.
Le couple écoule sa production au marché de Ducos, à Nouméa. Difficile de miser seulement sur cette culture. Pour sécuriser leurs revenus, ils prévoient de diversifier leur activité : relancer une parcelle voisine de letchis, et préparer une production maraîchère avec haricots, manioc, patate douce et tomates.
Par David Sigal , Gaël Detcheverry , Théo Rouby
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