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Sacha Wolff, réalisateur du film "Mercenaire", envisage de tourner un long-métrage en Calédonie

Le réalisateur Sacha Wolff achève un nouveau séjour sur le Caillou, dix ans après le tournage de "Mercenaire". Conclue par une projection cinéma de ce premier long-métrage, sa visite était destinée à creuser la piste d'un prochain film, sur la Calédonie.

Par  Françoise Tromeur

Présentation du festival RÉCIF de cinéma, le réalisateur Sacha Wolff signe une affiche depuis le centre Tjibaou, le 15 octobre 2025. · ©Françoise Tromeur / NC la 1ère
Présentation du festival RÉCIF de cinéma, le réalisateur Sacha Wolff signe une affiche depuis le centre Tjibaou, le 15 octobre 2025. · ©Françoise Tromeur / NC la 1ère

Il a réservé le soir de son dernier jour à une rencontre avec le public. Jeudi 16 octobre, juste avant de reprendre l'avion, Sacha Wolff avait rendez-vous au cinéma de Nouméa pour une projection sur grand écran de son premier long-métrage : Mercenaire, qui suit l'immersion d'un jeune Wallisien dans l'univers du rugby. Séance intégrée au festival RÉCIF.

>> À LIRE AUSSI : Le festival RÉCIF investit le centre Tjibaou les 7 et 8 novembre, avant d’arpenter la Calédonie

Un "électrochoc" et une "évidence"

Le drame a été tourné en 2015, dans le Lot-et Garonne mais aussi sur le Caillou. Une décennie après, le réalisateur de 44 ans rêve de consacrer à la Calédonie un film entier. "L'année dernière a été comme un électrochoc. Revenir s’est imposé comme une sorte d’évidence."

Sacha Wolff en avait eu l'occasion, lui qui a présidé le festival de La Foa en 2016, et mené des formations avec les auteurs locaux. Son dernier passage remontait à 2019. Cette fois, il a fait le déplacement avec un soutien du CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée), et plusieurs idées de film. "L'objectif du voyage, c'est d'en choisir une."

Au stade des prémices

Le réalisateur d'origine alsacienne ne peut pas en dire beaucoup plus à ce stade. Juste qu'il ne s'agit pas de raconter les émeutes de 2024, même si l'enchaînement de faits a trouvé écho en lui. "Le lien que j’ai noué avec la Nouvelle-Calédonie en travaillant sur Mercenaire est resté très puissant et s’est beaucoup réveillé l’année dernière, évidemment à distance."

"Je suis en train de lancer l'écriture de ce film, resitue-t-il. C'est quelque chose qui est au stade de prémices, mais qui serait un film tourné en Calédonie, dont le sujet serait calédonien. Je pense que c'est un territoire très, très riche en histoires, avec un petit et un grand 'H'. Elles n'ont pas beaucoup été racontées dans le cinéma français, le cinéma francophone…" 

"Une bonne nouvelle"

Réaliser et tourner un long-métrage dans la Calédonie post-émeutes ? Voilà qui serait un beau signal envoyé au secteur. À l'extérieur, pour redorer l'image du pays, et en interne, pour les professionnels intégrés au projet. Cette volonté est accueillie par Delphine Ollier comme "une bonne nouvelle". "Mercenaire est un film qui a été à Cannes", rappelle la déléguée générale du festival RÉCIF. Il a en effet été présenté à la Quinzaine des cinéastes, durant l'édition 2016 du mythique festival, et récompensé du label Europa cinéma. 

Long chemin

Pour l'heure, l'aventure ne fait que commencer. "Mercenaire, ça a été plus de cinq ans d’écriture, de recherche, de rencontre, rappelle Sacha Wolff. C’est un film qu’il m'était impossible d’écrire sans venir ici, sans rencontrer la Calédonie, la communauté wallisienne, la communauté du rugby en France… Un long travail d’apprivoisement mutuel. Le tournage, après, est anecdotique ! J’ai tourné huit semaines, pour quasiment six ans de travail…"

Par  Françoise Tromeur

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