Pas de blocage des accès, un service minimum assuré : la grève illimitée initiée par l'USTKE ce matin au Médipôle se veut responsable mais ferme. Après un premier débrayage il y a quelques semaines, le syndicat durcit le ton. "Depuis plusieurs années il y a un manque de reconnaissance envers nos aides-soignants", dénonce Christopher Djoupa, secrétaire général de la section STKE du Medipôle.
Cette mobilisation intervient alors que le pays traverse une grave crise sanitaire liée à la pénurie de soignants, médecins comme infirmiers. Une situation qui, selon le syndicat, a des conséquences directes sur les aides-soignants, souvent sollicités pour des missions qui ne relèvent pas de leur qualification.
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Des responsabilités accrues
"On est conscient de la situation, sur le manque de médecins et d'infirmiers. Mais quelque part, on a nos aides-soignants qui sont là, qui ont eu beaucoup de glissements de tâches qui relèvent du métier d'infirmier" souligne Christopher Djoupa. Pour la section STKE, il s'agit d'un déséquilibre qui perdure depuis des années.
Le syndicat pointe aussi l'absence d'accompagnement structurel : "c'est le résultat de trente ans d'accord. Il n'y a pas eu d'accompagnement envers nos aides-soignants pour combler ce manque d'infirmiers au niveau de la formation de l'IFPSS ( (Institut de formation des professions sanitaires et sociales de Nouvelle-Calédonie)" regrette le responsable syndicat. Les aides-soignants revendiquent, par ailleurs, la possibilité d'accéder à des formations leur permettant d'évoluer vers des pratiques avancées, afin de mieux valoriser leurs compétences.
Un statut en question et des attentes fortes
Au-delà de cette accumulation des responsabilités, l'USTKE dénonce également un problème lié au statut des aides-soignants en Nouvelle-Calédonie par rapport à la métropole. Ces derniers souhaitent en effet passer de la catégorie C à la catégorie B afin d'obtenir une reconnaissance salariale et professionnelle plus en phase avec leurs missions.
Autant de sujets sensibles qui étaient au cœur des discussions entre grévistes et direction du Médipôle, réunis cet après-midi pour tenter de trouver un compromis. Un protocole d'accord a émergé, qui doit être examiné par le syndicat avec sa base. Le mouvement doit se poursuivre mardi 26 août.
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