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Un jeune meurt après un "défi" dangereux inspiré du rugby en Nouvelle-Zélande

Un jeune de 19 ans a succombé à ses blessures en Nouvelle-Zélande après avoir participé à un jeu de plaquage devenu viral sur les réseaux sociaux, inspiré du rugby, consistant en un choc frontal à pleine vitesse.

Par  AFP

Image d'illustration · ©Pixabay
Image d'illustration · ©Pixabay

Le "run-it-straight challenge", ou "défi du tout droit", fait des dizaines de milliers de vues sur internet et attire d'immenses foules en Nouvelle-Zélande et en Australie voisine, venues voir les concurrents se charger mutuellement sans aucune protection. Inspiré du rugby et de ses chocs et plaquages parfois très violents, voire mortels, il fait même l'objet de compétitions avec des milliers de dollars à la clé.

Cependant, un jeune de 19 ans est décédé lundi soir d'une "grave blessure à la tête" subie alors qu'il y jouait avec des amis au cours du week-end, a expliqué la police dans un communiqué. Transporté à l'hôpital, par ses amis, il est décédé à l'hôpital selon RNZ.

Ancien joueurs de rugby

"Nous exhortons quiconque penserait à participer à un tel jeu ou événement de prendre en compte les importants risques de sécurité et de blessure", a déclaré l'inspecteur Ross Grantham, commandant de la police de Manawatū.

Inspiré du rugby et de ses chocs ou plaquages parfois très violents, voire mortels, le défi fait l'objet de compétitions avec des milliers de dollars à la clé, attirant des anciens joueurs professionnels du ballon ovale. L'ailier fidjien Nemani Nadolo, ancien de Montpellier et Leicester, a par exemple participé à un événement de ce type l'an dernier, selon la presse.

Risque de lésions cérébrales

Les experts assimilent ce défi à un sport de combat, mettant en garde contre les risques de commotion cérébrale. Un événement organisé à Auckland, dans le nord de la Nouvelle-Zélande, a été brièvement interrompu la semaine passée lorsqu'un participant s'est mis à convulser au sol, ont rapporté les médias locaux.

L'association Headway, spécialisée dans les traumatismes crâniens, a condamné ces compétitions. Sa directrice générale Stacey Mowbray a déploré "des vidéos affreuses et vraiment inquiétantes", sur les ondes de Radio New Zealand, où des personnes "se mettent à convulser en ayant un traumatisme crânien évident". Le rugby, entre autres disciplines sportives, est visé par un nombre croissant d'éléments établissant un lien entre les contacts au niveau de la tête et des maladies neurodégénératives.

Par  AFP

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