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Crise à Air Tahiti Nui : Le personnel au sol sort du silence et interpelle le président Moetai Brotherson

C'est une mise au point musclée. Dans un courrier datant du 2 février, les élus de l'organisation UPA, majoritaires chez les personnels au sol d'Air Tahiti Nui (ATN), dénoncent le "mépris" et le "silence" de la Présidence du Pays face aux alertes sociales qui secouent la compagnie au Tiare.

Par  Rédaction Polynésie la 1ère

Air Tahiti Nui. Archives.  · ©Gilles Tautu / Polynésie La 1ère
Air Tahiti Nui. Archives. · ©Gilles Tautu / Polynésie La 1ère

Interrogé récemment par le média Outremers 360°, le président Moetai Brotherson avait minimisé l'alerte lancée par un collectif de salariés (l'UPA), évoquant des inquiétudes isolées de quelques « individus. »

Dans un courrier datant du 2 février, la réplique de l'UPA est immédiate. « Ce courrier n'émane pas d'individus agissant à titre personnel, mais d'une démarche collective et pleinement légitime. » Le syndicat rappelle que ses signataires sont des élus protégés par un mandat, et dénonce des tentatives d’intimidation ou de dénigrement.

La réalité des chiffres au sein des instances représentatives du personnel

Le syndicat conteste fermement la « majorité écrasante » qui soutiendrait la direction actuelle, selon les propos du Président. Les chiffres avancés par l'organisation sont clairs : 4 élus titulaires sur 7 au Comité d'Entreprise, 4 sur 9 chez les délégués du personnel toutes catégories confondues, et en termes de représentativité une majorité absolue pour les métiers au sol.

« Il conviendrait de vérifier vos sources », tacle le syndicat, en évoquant une « majorité silencieuse » au sol qui, en 27 ans, n'a jamais cherché à déstabiliser la gouvernance de compagnie par des grèves à répétition, privilégiant toujours la continuité du service.

Une gouvernance "à bout de souffle" ?

L'inquiétude des salariés dépasse le simple cadre social. L'UPA pointe du doigt des dysfonctionnements profonds et demande :

  • De la transparence, par rapport au courrier envoyé le 1er décembre 2025 et resté sans réponse.
  • De la stabilité et le besoin d'un cap stratégique durable pour le poumon économique du Pays.
  • De la considération, car le syndicat déplore que le Président soutienne publiquement d'autres mouvements sociaux tout en ignorant les alertes internes à ATN faite par le collectif.

« Fermer les yeux n'est plus une option », conclut le communiqué. Pour les élus de l'UPA, la sauvegarde de la compagnie passera par une gouvernance responsable et l'écoute de ceux qui, chaque jour, assurent les opérations au sol.

Par  Rédaction Polynésie la 1ère

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