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Nuisances sonores : la quête difficile d'un terrain d'entente pour apaiser les riverains

Les nuisances sonores, des aboiements aux enceintes saturées, empoisonnent le quotidien de nombreux habitants. L'association Te Ora hau et le gouvernement recherchent des solutions durables concernant notamment les répétitions du Heiva et les rassemblements de car bass.

Par  Rédaction Polynésie la 1ère Eric Tang

Maea Tematua, présidente de l’association Te Ora Hau (vivre en paix) et Taivini Teai, ministre Agriculture et de l'Environnement.
 · ©Polynésie la 1ère
Maea Tematua, présidente de l’association Te Ora Hau (vivre en paix) et Taivini Teai, ministre Agriculture et de l'Environnement. · ©Polynésie la 1ère

Les alertes et les témoignages se multiplient face aux nuisances sonores, sans grand changement jusqu'à présent. Maea Tematua, présidente de l'association Te Ora hau (vivre en paix), et Taivini Teai, ministre de l'Agriculture et de l'Environnement, ont abordé dans notre matinale radio la complexité de cette problématique, qui touche particulièrement les répétitions du Heiva, dérangeant le voisinage sur l'agglomération de Papeete, Pirae, Faa'a, et Punaauia.

Appliquer la réglementation

Maea Tematua souligne que le problème central est structurel : « C'est un problème parce que le gouvernement n'a pas mis en place de sites dédiés aux répétitions ». Elle mentionne que les chefs de groupe sont ainsi « obligés de chercher des lieux pour pouvoir répéter ». L'association, qui se met du côté des victimes et les accompagne techniquement et moralement, suggère d'utiliser des structures existantes, comme les complexes sportifs ou les terrains de foot, qui sont des lieux ouverts où le voisinage n'est pas à proximité. Elle insiste sur le fait que l'application de la réglementation du Pays doit être la priorité, mais « cela traîne » concernant l'application des textes du code de l'environnement et du code de la santé, malgré plusieurs rencontres avec le président et le ministre.

Recherche active d'emplacements

De son côté, Taivini Teai reconnaît la légitimité de la question et l'ampleur prise par le Heiva. Le gouvernement, en collaboration avec les communes et les groupes de danse, recherche activement des emplacements. Un comité de travail impliquant les ministères de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, ainsi que les associations, a été mis en place. Le ministre rassure sur les objectifs à court terme : « nous travaillons pour faire en sorte que le Heiva 2026 soit le plus agréable pour tout le monde ». Des mesures d'ajustement sont déjà en cours, notamment l'orientation de la scène de Toata vers la passe plutôt que vers les immeubles de logements, pour diriger l'activité sonore vers l'océan.

"Code de bonne conduite"

Quant aux car bass, un dialogue a été noué avec la fédération maohi de car audio afin d'identifier des terrains dédiés. Ces rassemblements encadrés visent à mettre fin aux rassemblements sauvages, permettant aux passionnés de se challenger tout en préservant leur santé personnelle, car les décibels dépassent souvent les limites réglementaires.

Enfin, le ministre a évoqué la problématique du bruit maritime, citant l'exemple de Bora Bora où un rahui (zone de restriction) a été instauré interdisant les bateaux à moteur dans certains espaces, car les observations scientifiques ont montré une perturbation du comportement des poissons. Ce modèle sera suivi. Le ministre Taivini Teai conclut que la résolution de ces problèmes nécessite une « sensibilisation de tous, c'est un code de bonne conduite ».

Par  Rédaction Polynésie la 1ère Eric Tang

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Édition du mercredi 24 juin 2026
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