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Près de 16 000 retraités vivent sous le SMIG : « c'est inadmissible » dénonce le SGARP

Une partie des retraités polynésiens vivent avec moins qu'un SMIG et sont souvent obligés de continuer à travailler pour subvenir à leurs besoins. La solution serait de revaloriser leurs pensions pour augmenter leur pouvoir d'achat. Le Sgarp demande aussi la suppression du double abattement.

Par  Roan Poutoru Rédaction Polynésie la 1ère

Roland Clavreul, syndicat autonome des retraités. · ©Patrick Tsing Tsing - Polynésie la 1ère
Roland Clavreul, syndicat autonome des retraités. · ©Patrick Tsing Tsing - Polynésie la 1ère

Il a plus de 70 ans mais tous les jours, il vend des bouquets de fleurs et des fruits locaux en bord de route... Ce retraité, qui a souhaité rester anonyme, se confie sur ses difficultés. Il tient ce stand depuis près de dix ans avec sa compagne, un business nécessaire pour subvenir à leurs besoins. Le couple gagne 150 000 Fcfp de retraite par mois, avec les deux revenus cumulés. La quasi-totalité part dans les charges (loyer, factures etc.) D'année en année, il voit son pouvoir d'achat baisser.

« Je touche 100 000 Fcfp par mois. Le soir, on ne boit que du café, avec du pain-beurre. Sinon, des soupes à 150 Fcfp. »

Un retraité

Pour Roland Clavreul, membre du syndicat général autonome des retraités de Polynésie (SGARP), le constat est accablant : près de 16 000 retraités vivent en dessous du SMIG.

Le syndicat défend une revalorisation dès 2026 pour favoriser le pouvoir d'achat de ces ménages. « Pour une petite retraite à 100 000 francs, au lieu d'avoir 2% il aurait à peu près 3,5% [de revalorisation, ndlr]. Ce n'est pas beaucoup, mais c'est mieux. C'est un petit effort qui est fait pour cette année mais il faudra faire certainement plus pour les années qui viennent », estime Roland.

Mettre en place une prime pour les retraités

Autre difficulté qui s'ajoute : le système du double abattement pour un départ anticipé. Les taux applicables sont loin d'aider les retraités à faire face à l'inflation. La solution : une prime de 24 000 Fcfp - comme cela avait été le cas en décembre 2024 - et une hausse de 1% sur les pensions.

« La CPS fait des économies sur le dos des gens qui sont les plus nécessiteux et qui ont travaillé le plus dur. C'est inadmissible : il faut supprimer le double abattement, le Sgarp le demande et le redemande. »

Roland Clavreul – syndicat général autonome des retraités de Polynésie

Le conseil d'administration de la CPS avait demandé au gouvernement de revaloriser les pensions de retraite de la tranche A de 2 % afin de préserver le pouvoir d'achat des retraités. La décision revient au Pays.

Par  Roan Poutoru Rédaction Polynésie la 1ère

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