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Grève illimitée à l'ARAR : les salariés mobilisés à la Possession refusent la fusion avec l'AURAR

À La Possession, les salariés de l’ARAR se mobilisent ce vendredi 3 octobre. Une grève illimitée a été déclenchée contre la fusion annoncée avec l’AURAR. Un rapprochement inédit dans le secteur médical, mais qui suscite colère et inquiétude au sein du personnel.

Par  Annaëlle Dorressamy / Thierry Chapuis / Jonathan Evrard

Grève à l'ARAR : les salariés réclament la démission du président et de son bureau ainsi que le projet de fusion avec l'AURAR · ©Jonathan Evrard
Grève à l'ARAR : les salariés réclament la démission du président et de son bureau ainsi que le projet de fusion avec l'AURAR · ©Jonathan Evrard

Une grève illimitée a démarré ce vendredi 3 octobre à l’ARAR - l’Association Réunionnaise d’Assistance Respiratoire - à la Possession. Les salariés rejettent la fusion annoncée avec l’AURAR, qu’ils considèrent comme une menace pour leurs emplois et pour la qualité des soins à domicile.

Les salariés réclament notamment la démission de leur président et de son bureau.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Une fusion contestée

La moitié des employés de l’ARAR ont cessé le travail. Une vingtaine d’autres sont en débrayage. Malgré ce mouvement social, la continuité des soins est assurée auprès des 140 patients pris en charge à domicile.

La présidence de l’ARAR présente cette fusion comme une solution à ses difficultés financières. L’alliance avec l’AURAR, acteur majeur de la dialyse, donnerait naissance à un ensemble de 500 salariés et un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros, mais pour les employés, cette union rime avec suppressions de postes et détérioration des conditions de travail.

Nos contrats de travail ne sont pas respectés. On va dans une SAS. Ce n’est pas forcément la même convention que nous. Tout est bancal. On nous parle, mais il n’y a rien d’écrit. On se sent un peu largué.

La qualité des soins en question

Le personnel soignant redoute également une incidence directe sur les patients. "Je relaie l’inquiétude de l’ensemble de la communauté médicale concernant le maintien de la qualité et de la sécurité des soins. C’est une exigence qui ne doit pas être compromise par des contraintes organisationnelles", insiste le docteur Bastien Thiebaud, président de la commission médicale d’établissement.

Grève à l'ARAR : les salariés réclament la démission du président et de son bureau ainsi que le projet de fusion avec l'AURAR · ©Jonathan Evrard
Grève à l'ARAR : les salariés réclament la démission du président et de son bureau ainsi que le projet de fusion avec l'AURAR · ©Jonathan Evrard

Une alternative avancée par les syndicats

Pour l’intersyndicale, cette fusion n’est pas inévitable. Selon Giovanny Savigny, délégué CFTC : "aujourd’hui, on a fait un plan de retour à l’équilibre avec la direction par intérim. On a une expertise de Syndex, qui est un cabinet d’expert de la situation économique et financière".

« On aura des retours qui paieront au bout d’un an et demi. Donc, en début 2027, on devrait avoir un retour à l’équilibre. Cette fusion n’est donc pas nécessaire. »

Giovanny Savigny, délégué CFTC

Un rendez-vous avec l’ARS lundi prochain

Près de 50 % des salariés sont grévistes et 20 % sont en débrayage, mais les soins sont toujours assurés. Les grévistes demandent la démission du président de l’ARAR et de son bureau.

L’intersyndicale doit être reçue lundi par l’Agence Régionale de Santé (ARS), dans l’espoir de faire entendre ses arguments et d’éviter ce rapprochement qu’ils jugent dangereux.

Par  Annaëlle Dorressamy / Thierry Chapuis / Jonathan Evrard

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Édition du mardi 28 juillet 2026
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