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Le calvaire de Clémence, harcelée sexuellement par son patron, un radiologue du Tampon

Pendant 8 ans, Clémence, secrétaire médicale, a vécu un véritable calvaire. Son patron, un radiologue du Tampon, n’arrêtait de la harceler sexuellement. En décembre 2022, lors d’une soirée de fin d’année, l’homme indélicat plonge par surprise sa main dans le chemisier de sa collaboratrice alors qu’elle faisait un selfie avec ses collègues. L’homme est jugé ce jeudi au tribunal de Saint-Pierre, la décision est attendue pour le 22 avril.

Par  Laurent Figon / Rahabia Issa et Laurent Pirotte

Pendant 8 ans, Clémence a souffert de harcèlement sexuel de la part d'un radiologue du Tampon. · ©Laurent Pirotte
Pendant 8 ans, Clémence a souffert de harcèlement sexuel de la part d'un radiologue du Tampon. · ©Laurent Pirotte

À la fin de 2022, Clémence se décide à porter plainte pour agression sexuelle contre son patron, un radiologue du Tampon. Cinq jours auparavant, lors d’une soirée de fin d’année organisée par l’entreprise, ce dernier se place derrière elle par surprise pour glisser sa main dans son chemisier. Au même moment, la femme fait un selfie. Sur la photo, apparait la main coupable de son supérieur. 

Une dépression suite à l'agression 

Il lui a fallu suivre deux ans de thérapie avec un psychiatre et un psychologue suite à une dépression pour comprendre qu’elle était dans un état de sidération face à son agresseur. Celui-ci cherchait constamment à lui toucher les seins ou l’entrejambe. Elle devait raser les murs pour éviter les contacts.

 

Regardez le reportage de Réunion la 1ère:

D'autres victimes 

Une enquête interne dans l’entreprise montre que ces faits n’étaient pas isolés. Une autre collègue de Clémence aurait été obligée d’accepter des rapports sexuels avec le radiologue sous peine d’aller pointer à Pôle Emploi (aujourd’hui France Travail). 

Une peine encourue de 5 ans pour l'agression sexuelle

Le radiologue est poursuivi pour agression sexuelle par personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction et pour harcèlement sexuel par une personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction - propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste imposés de façon répétée pendant 8 ans. Il encourt une peine maximale de 5 ans pour l’agression sexuelle, 2 ans pour le harcèlement sexuel. 

A la barre, le médecin a reconnu une partie des faits reprochés. Le procureur a requis une amende de 15 000 euros, une sanction bien trop légère pour la plaignante et son avocat. La décision est attendue pour le 22 avril prochain.

 

 

 

 

Par  Laurent Figon / Rahabia Issa et Laurent Pirotte

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