En presque 10 ans à peine, le nombre de signalements et de demandes d'informations adressés à la Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte, a plus que doublé. Celle-ci en a recensé 4 571 en 2024, alors qu'elle n'en comptait que 2 160 en 2015. C'est ce que rapporte l'organisme dans son rapport 2022-2024.
La Miviludes alerte également sur le fait que La Réunion, comme les autres territoires ultramarins, est un terreau favorable aux dérives sectaires. Dans son rapport, elle explique que les croyances réunionnaises sont favorables à l'émergence de petits groupes sectaires, des groupes qui peuvent passer inaperçus en raison de la grande tolérance de la population et des pouvoirs publics.
Regardez le reportage de Réunion La 1ère :
L'exemple de la secte Fudakmi
L'affaire du gourou de "Fudakmi" a par exemple marqué les esprits en 2021. Le leader de ce groupuscule opérant entre La Réunion et l'Hexagone avait été rattrapé par la justice et l'enquête réalisée à l'époque avait permis de se rendre compte à quel point la secte avait prospéré pendant près d'une une quarantaine d'années.
Plus de 600 000 euros en liquide avaient été découverts au domicile du leader, sans compter les 400 000 euros amassés sur ses comptes bancaires. Le sexagénaire, originaire du Sud de la France et agriculteur à Saint-Benoît, il se faisait appeler le "Grand Monarque divin" et était parvenu à convaincre des mères de famille de ne pas déclarer leurs enfants à l'état civil afin que, lui, les reconnaisse officiellement. "C'est lui qui récoltait l'argent de toute la famille", expliquait alors le proche de l'une de ses victimes.
Des dérives sectaires qui évoluent
"Il y a des gens qui viennent dans un souci de prédation, de se faire de l'argent, et qui vont enrober ça comme du chocolat avec de nouvelles croyances", explique Serge Fabresson, le président de l'ADFI, l'Association de défense des familles et de l'individu victimes de dérives sectaires.
Il confirme lui aussi que le marché sectaire a su évoluer avec son temps, diversifiant son offre autour du "bien-être" et de la santé, avec l'émergence de pseudo-thérapeutes. "On a des affaires lourdes mais on a aussi des affaires liées à de petits groupes avec toute une ribambelle de personnes qui sont dans les nouvelles médecines", poursuit-il. Des dérives également facilitées par les nouvelles technologies qui permettent de séduire de nouveaux clients.
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