"Bonsoir à tous, on va se préparer à deux véhicules pour la BAC T", explique David, le chef d’équipe. La BAC Territoriale a été mise en place en juillet dernier à La Réunion. Plus mobile, elle peut se rendre sur tout le territoire police de l'île.
Face à David, cinq policiers prennent leur service au commissariat du Chaudron. Il est 18h. Tous se préparent pour onze heures d’intervention.
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Le transfert à l'hôpital de Franklin, un détenu dangereux
"On sera positionné dans un premier temps sur un détenu à risques de niveau 3, on va faire sa réception sur le CHU", poursuit David. Le détenu en question est Franklin, l'un des trafiquants de drogue les plus redoutés de l'océan Indien. Il est classé à risques de niveau 3 sur 4.
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Fusil d’assaut et autres armes
En quelques minutes, les policiers s’équipent et chargent les coffres des véhicules. "Ici, nous avons le HK G36, un fusil d’assaut, pour intervenir sur des tueries de masse, présente Teddy*, adjoint au chef d’équipe. On a aussi des armes intermédiaires, le cougar pour lancer les grenades, le MP7, un pistolet-mitrailleur, et le LBD, appelé aussi Flash Ball".
Un placement en chambre carcérale
Franklin, le détenu, arrive du CHU de Saint-Pierre où il était en soin depuis plusieurs jours. Il sera désormais placé en chambre carcérale à Bellepierre. Le CHU Nord abrite une unité carcérale ultra-sécurisée qui compte six chambres. Les détenus de l’île y sont soignés par le personnel de l’hôpital. La BAC Territoriale doit sécuriser son arrivée et sa prise en charge.
Pour cette mission, tous les policiers sont équipés de leurs gilets pare-balles. "C’est bon les gars, on décolle", lance David, le chef d'équipe. Les deux voitures de la BAC Territoriale quittent le commissariat du Chaudron à vive allure, gyrophare sur le toit. Le convoi du détenu est en approche. David a sa radio collée à l’oreille pour ne manquer aucune information.
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Un repérage avant l’arrivée du détenu
"Normalement, le convoi arrive ici, il va traverser la salle d’attente avec les patients et il va prendre la direction de la chambre carcérale", explique le chef d’équipe en arrivant devant l’entrée des urgences du CHU de Bellepierre. Lui et Amélie partent en repérage à l’intérieur. Pendant ce temps, les quatre autres policiers sécurisent l’extérieur de l’hôpital.
« Ce transfert de détenu dangereux est une mission rare à La Réunion. Mais quand l’individu présente des risques, notamment d’évasion, on fait appel à nous pour mettre un dispositif plus important que d’habitude. »
David, chef d’équipe à la BAC Territoriale
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Un transfert sous tension
David et Amélie scrutent les moindres recoins de l’unité carcérale. À l’extérieur, les sirènes se font entendre, le convoi est en approche. À son arrivée, Franklin a les mains attachées à son brancard. Le trafiquant de drogue mauricien apparaît affaibli physiquement, mais son regard est alerte.
Il est escorté par les policiers de la BAC et quatre policiers de la Compagnies Départementale d'Intervention. À son arrivée dans l’unité carcérale, le détenu sera pris en charge par les policiers présents et le personnel soignant. "Une fois qu’il sera en sécurité, nous quitterons les lieux", explique David. Le transfert de Franklin aura duré moins d’une heure.
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Gérer sa peur dans l’action
Les policiers remontent en voiture. À 31 ans, Mathieu* vient d’intégrer la BAC Territoriale il y a seulement quelques semaines. "Oui, bien sûr, cela nous arrive d’avoir peur", reconnaît-il lorsqu’il est interrogé sur la dangerosité de son métier.
« Ce n’est pas la peur où l’on va être figé et pas pouvoir agir ; c’est une peur qui va nous mettre en éveil, nous dire de faire attention, et d’être vigilant. »
Mathieu*, 31 ans, policier à la BAC T
La veille, Mathieu* et ses collègues sont intervenus sur un rassemblement sauvage de jeunes à la Trinité à Saint-Denis. Il est 20h, la BAC T ne sait pas encore ce qui l’attend en ce soir de pleine de lune.
* Les prénoms ont été modifiés
Suivez cette série de reportages "Immersion avec les policiers de la BAC T de La Réunion" sur internet, dans vos journaux télévisés et en radio jusqu’à jeudi.
Par
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