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Un rassemblement à La Réunion en soutien aux manifestations de la Gen Z à Madagascar

La situation à Madagascar est toujours tendue. Cela fait maintenant 3 jours que la population s’insurge contre l’arrestation de deux élus municipaux de l’opposition, et les coupures d’électricité et d’eau récurrentes dans la Grande Ile. Pour l’heure, il est fait état de 6 morts. En soutien aux manifestants, une centaine de personnes de la diaspora Malgache s’est réuni à Saint-Denis.

Par  Laurent Figon / Adjaya Hoarau / Henry-Claude Elma

La diaspora malgache manifeste son soutien à la population de la Grande Ile. · ©Adjaya Hoarau
La diaspora malgache manifeste son soutien à la population de la Grande Ile. · ©Adjaya Hoarau

Une centaine de personnes se sont réunies sur la place des droits de l’Homme à Champ-Fleuri. Dans l’assemblée, une majorité de ressortissants originaire de la Grande Ile. Des jeunes vêtus de noir portent des pancartes où on peut lire des slogans tels que “on ne peut pas éteindre une génération entière” ou encore “l’eau, l’électricité, l’éducation : pas des privilèges, des droits”. Les membres de la Gen Z Madagascar ont demandé aux jeunes Malgaches de s’habiller de noir pour la manifestation d’aujourd’hui, dans la capitale malgache, auprès des étudiants d’Ankatso. Selon certaines informations, les forces de l’ordre ont dispersé la foule massée devant l’université.

Regardez le reportage de Réunion la 1ère :

 

 

Une arrestation jugée arbitraire à l'origine d'un mouvement né sur les réseaux sociaux

Depuis 3 jours, la tension est forte à Madagascar. Elle fait suite à l’arrestation le 19 septembre dernier de deux opposants municipaux, Alban Rakotoarisoa et Clémence Raharinirina. Les élus demandaient au préfet d’Analakely l’autorisation de manifester pour réclamer la fin des délestages d’électricité et l’accès à l’eau. Remis en liberté sous contrôle judiciaire, ils doivent être jugés le 30 septembre prochain. Depuis, un mouvement s’est mis en place à partir des réseaux sociaux. Les récents événements au Népal ou en Indonésie ont inspiré les jeunes. C'est sous le nom de Gen Z Madagascar qu’ils manifestent.

La situation reste toujours tendue à Madagascar, comme ici à Tsiadana, à proximité de l'université. · ©C.R.
La situation reste toujours tendue à Madagascar, comme ici à Tsiadana, à proximité de l'université. · ©C.R.

Gen Z Madagascar 

Gen Z Madagascar se veut apolitique. Le groupe demande la fin de la corruption et du népotisme au sein de la classe dirigeante malgache. Il réclame l’accès aux besoins fondamentaux comme l’eau, l’électricité et l’accès pour tous à l’éducation. Dans son collimateur, le président actuel Andry Rajoelina, au pouvoir depuis 16 ans.

Habillés de noir comme la Gen Z Madagascar, ces jeunes soutiennent les manifestants qui réclament plus de justice et d'égalité dans leur pays. · ©Adjaya Hoarau
Habillés de noir comme la Gen Z Madagascar, ces jeunes soutiennent les manifestants qui réclament plus de justice et d'égalité dans leur pays. · ©Adjaya Hoarau

 

Un appel au calme lancé par les pays étrangers

Pour calmer la situation, ce dernier a limogé le ministre de l’Energie et a instauré le couvre-feu dans 5 grandes villes du pays, Antsiranana, Majunga, Toliara, Antsirabe et la capitale. La communauté internationale elle s’inquiète. Dans un communiqué commun, les ambassades de 7 pays parmi lesquels la France et les Etats-Unis appellent “toutes les parties prenantes à faire preuve de de modération et à rejeter la violence.” Les enseignes de la grande distribution demandent de leur côté que cessent les pillages.  Elles soulignent que les délais pour alimenter les populations avoisinent les 3 mois, faute d’infrastructures portuaires et routières à niveau à Madagascar. 

Par  Laurent Figon / Adjaya Hoarau / Henry-Claude Elma

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Édition du mercredi 24 juin 2026
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