Il avait annoncé que l'État proposerait de "vraies mesures" pour soutenir le système de santé face à la désertification médicale. Manuel Valls vient de signer, ce vendredi 22 août, une convention entre l'État, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l'Ordre de Malte.
Concrètement : cinq professionnels de santé seront mis à disposition pour un an. Il s'agira de trois médecins, un chirurgien-dentiste et une sage-femme, comme l'a détaillé le ministre des Outre-mer ce matin lors de sa visite au dispensaire de Bourail. "Depuis les émeutes de mai 2024, nous savons que 20% des personnels de santé ont quitté le territoire", a rappelé Manuel Valls.
Ces "brigades itinérantes" de santé seront projetées depuis l'Hexagone pour des missions de trois mois minimum. Elles seront envoyées en priorité dans les zones qui font face à une pénurie de soignants : le Nord, l'Est, Yaté, Thio, les Loyauté et l'Île des Pins.
L'arrivée de la première équipe est annoncée d'ici un mois minimum.
L'État finance le dispositif
Ce dispositif devrait permettre de prendre en charge environ 150 patients par jour, selon Manuel Valls. Il sera financé directement par l'État, pour un budget de 167 millions de francs pacifique (1,4 million d'euros).
L'Ordre de Malte, particulièrement investi en Nouvelle-Calédonie dans la prise en charge de la lèpre, fournira les ressources humaines. "C'était impossible que l'on ne bouge pas d'autant que l'on intervient sans distinction", a commenté Yann Carpentier, président de l’Ordre de Malte France en Nouvelle-Calédonie. Il a rappelé que l'Ordre de Malte France était aussi spécialisé dans l'accueil et l'accompagnement des personnes en détresse et la santé maternelle et infantile.
Les besoins suivis au plus près
La logistique sera assurée par les provinces (mise à disposition de moyens matériels et de locaux). Le gouvernement intervient principalement dans la coordination du dispositif avec les différents partenaires.
“La séquence d’après, ça va être de se mettre autour d’une table pour prioriser les zones où cette équipe va pouvoir intervenir", a précisé Claude Gambey, membre du gouvernement en charge de la santé, qui prévoit un point de suivi mensuel. "Nous avons un tableau de bord dans lequel nous suivons très exactement les zones en tension.”
Par Théo Rouby , Brice Bachon , Nathan Poaouteta
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