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La classe politique mahoraise réagit à la disparition d'Édouard Balladur

Édouard Balladur s'est éteint ce lundi 31 août à l'âge de 97 ans. L'ancien Premier ministre (1993-1995) est celui qui a instauré un visa d'entrée à Mayotte pour tous les ressortissants comoriens. Plusieurs élus locaux se sont émus de son décès.

Par  Anastasia Laguerra

Edouard Balladur  · ©AFP
Edouard Balladur · ©AFP

Le visa Balladur c'est lui. En janvier 1995, la figure de la droite Edouard Balladur durcissait les règles pour se rendre à Mayotte depuis les Comores, avec l'entrée en vigueur d'un visa pour accéder au territoire français. Une mesure décriée aux Comores, mais applaudit à Mayotte. Au lendemain de la disparition du mentor de Nicolas Sarkozy, la droite du département français se dit reconnaissante.

« J'ai épousé la politique qu'Edouard Balladur menait. Une politique de fermeté dans laquelle je me retrouvais entièrement. Je présente mes plus sincères condoléances à sa famille, et à toute la classe politique de droite. »

Daniel Rama, maire de Bandrélé (LR)

Si les opposants au visa Balladur jugent qu'il est à l'origine des nombreux drames en mer qui se jouent entre Les Comores et Mayotte, ses partisans assurent que sans cela, la situation aurait été pire.

« Le visa lutte contre l'immigration. Avant, les gens venaient sans visa, ils ne repartaient jamais. Il y avait de plus en plus de monde, on ne pouvait pas comptabiliser quantifier l'immigration clandestine. Ce qui a crée l'immigration ce n'est pas le visa Balladur, mais l'échec de l'Etat comorien à maintenir sa population sur place. »

Mansour Kamardine, ancien député de Mayotte (LR)

« C'est un dispositif de l'Etat qui permet de réguler les flux entrants et sortants sur le territoire. Si l'Etat le maintient c'est que c'est un dispositif qui doit continuer pour protéger nos frontières maritimes. »

Ambdilwahedou Soumaïla, maire de Mamoudzou (LR) et président de l'association des maires.

Et puis il y a ceux qui soutiennent cette mesure, mais qui regrettent qu'elle ne produise pas l'effet escompté.

« La mort d'Edouard Balladur touche les mahorais patriotes qui avaient souhaité que l'Etat puisse garantir la sécurité de nos frontières. Ce qu'on peut regretter aujourd'hui c'est la faiblesse des moyens qui sont déployés. La sécurité aux frontières mérite d'être renforcée pour respecter la mémoire de ce grand homme. »

Soula Said-Souffou, président du Mouvement pour le Développement de Mayotte (MDM), et conseiller départemental de Sada - Chirongui

C'est en novembre 1994 qu'Edouard Balladur se rend à Mayotte pour annoncer la mise en place du visa qui portera son nom. 3000 personnes l'avaient alors acclamé.

Par  Anastasia Laguerra

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Émission du lundi 31 août 2026
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