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Incivilités en altitude : des bénévoles rappellent que le refuge Fare Ata "n’est pas une décharge"

Un triste constat a été dressé par des bénévoles de l'association Poihere Te Natura consternés une fois arrivés au refuge Fare Ata, perché à 1800 mètres d’altitude. Ce lieu, sur le chemin du mont Aorai, censé représenter le respect de la montagne, se transforme "peu à peu en dépotoir", révélant un manque de respect flagrant de la part de certains usagers.

Par  Eric Tang

Sac poubelle qui déborde et attire les nuisibles. · ©Poihere te natura
Sac poubelle qui déborde et attire les nuisibles. · ©Poihere te natura

Le site de Fare Ata fait peine à voir après l'accumulation alarmante de déchets. Sous la structure, la situation est critique : "des sacs poubelles déchirés, des bouteilles plastiques, des papiers gras, des couvertures de survie et toutes sortes de déchets jonchent le sol", constatent des bénévoles de l'association Poihere Te Natura qui ont posté des photos sur leur page Facebook. 

Fare rats

Ils poursuivent que "des restes ont malheureusement attiré les rats, désormais plus audacieux que jamais.Triste constat pour un lieu aussi pur. C’est dommage de voir que ceux qui se disent « amoureux de la nature » peuvent la blesser ainsi. La montagne nous offre tant — à nous de lui rendre un peu de respect". 

Les abords du captage d'eau sales. · ©Poihere te natura
Les abords du captage d'eau sales. · ©Poihere te natura

L’incivisme s’étend même aux zones sensibles, puisque "même les abords du captage d’eau sont souillés". Pour les témoins de cette pollution, ces images "parlent d’elles-mêmes, le manque de respect est flagrant".

Redescendre avec ses déchets

Le refuge, qui culmine à 1800 mètres d’altitude, a été "construit et entretenu par des bénévoles passionnés, pour permettre à chacun de profiter de la montagne en sécurité". Les bénévoles rappellent une règle fondamentale de l’environnement : "Si l’on peut monter nos affaires, on peut aussi redescendre nos déchets".

Quelques règles à observer pour que le Fare Ata demeure un refuge accueillant. · ©Poihere te natura
Quelques règles à observer pour que le Fare Ata demeure un refuge accueillant. · ©Poihere te natura

Ils s’interrogent sur la pérennité de leurs efforts "si certains continuent à se comporter ainsi". Le message est clair : "Si l’on dit aimer la nature, on doit la protéger, pas la salir".

Changer de comportement

L'appel s’adresse directement aux marcheurs et "soi-disant ‘amoureux de la nature’". Le fenua, qui comprend "nos sentiers, nos vallées, nos forêts", mérite un meilleur traitement. L’impératif est triple : "Redescendez vos déchets. Respectez les lieux. Montrez l’exemple".

Sous le refuge, encore des saletés. · ©Poihere te natura
Sous le refuge, encore des saletés. · ©Poihere te natura

Les bénévoles concluent en martelant une vérité essentielle pour la préservation de l'environnement : "Parce qu’un refuge n’est pas une décharge. Parce que la montagne n’oublie pas. Et parce que protéger le fenua, c’est d’abord changer nos gestes". En clair, certains doivent changer de comportement.

Par  Eric Tang

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Édition du mercredi 24 juin 2026
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