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Démission de Sébastien Lecornu : “Ça me désole pour mon territoire”, réagit le député de Saint-Pierre-et-Miquelon

Pour Stéphane Lenormand, le député de Saint-Pierre-et-Miquelon, la démission de Sébastien Lecornu, “c'est catastrophique”. Sans gouvernement, pas de budget. Or, “des décisions sont attendues sur des sujets importants”, la desserte inter-îles, le port, la vie chère, rappelle-t-il.

Par  Cécile Rubichon

Stéphane Lenormand à l'Assemblée nationale · ©FranceTv
Stéphane Lenormand à l'Assemblée nationale · ©FranceTv

Ça me désole, pour les Françaises et les Français, pour les élus d'Outre-mer, pour mon territoire. On avait parlé du port, on avait parlé de la vie chère. On a une situation assez délicate avec l'arrêt du Cessna d’Air Saint-Pierre", énumère Stéphane Lenormand, le député de Saint-Pierre-et-Miquelon. Des sujets sur lesquels le territoire attendait des décisions de l’Etat.

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Mais le pays se retrouve à nouveau sans Premier ministre. Un mois après la chute du gouvernement Bayrou, Sébastien Lecornu jette l’éponge sans même avoir eu le temps d’officialiser son gouvernement. Et de retravailler le budget, toujours pas voté.

La faute aux députés "qui n'ont jamais été en responsabilité dans des collectivités" ?

On plonge le pays dans une incertitude catastrophique” dans un contexte international tendu et un contexte national marqué par “un déficit budgétaire assez colossal”, réagit Stéphane Lenormand. "On sait l'importance d'un budget même s’il est mauvais pour la dynamique d'un territoire ou d'un pays”, développe-t-il.

Je regrette que dans cette Assemblée nationale, il y ait beaucoup d'élus qui n'ont jamais été en responsabilité dans des collectivités.” Il leur reproche "un manque de réalisme" alors que les élus locaux ont besoin “de lisibilité pour assurer le développement de leur territoire”.

« La dissolution, c'est sans doute une des solutions de sortie de crise, elle ne me fait pas peur mais (...) Il n'y aura pas une majorité qui va se dégager. »

Stéphane Lenormand, député de Saint-Pierre-et-Miquelon

La nomination de Bruno Lemaire, ancien ministre de l’Economie, aux Armées, “était une réelle provocation” aux yeux du député de l’archipel, qui ne s’attendait cependant pas à une démission de Sébastien Lecornu. “On a touché le fond et on creuse.

La dissolution ? "C'est sans doute une des solutions de sortie de crise, elle ne me fait pas peur”, assure-t-il. Mais elle coûtera 300 millions d’euros et “je ne suis pas convaincu qu’elle apportera quoi que ce soit. Il n'y aura pas une majorité qui va se dégager. (...) Donc on sera sans doute dans une situation encore plus chaotique que celle d’aujourd'hui”, estime-t-il.

L'élection présidentielle de 2027, seule sortie de crise possible ?

L’issue, selon lui ne peut venir que du comportement des élus. “On laisse de côté les ambitions personnelles et les ambitions présidentielles, on arrête de s'enfermer dans des postures de partis politiques. La France est au bord du gouffre. On a le choix de faire un pas en avant, c'est ce que certains semblent faire”, commente-t-il. "Le choix de la raison, de l'intelligence collective pour faire en sorte que le bateau France, en faisant quelques réparations dessus, puisse naviguer dans des eaux pas trop agitées jusqu'à l'élection présidentielle de 2027, la seule qui pourra apporter les réformes structurelles dont le pays a besoin” pour le député de Saint-Pierre-et-Miquelon.

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Par  Cécile Rubichon

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