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"Le scénario est digne d'une super série, c'est humiliant pour la République”, réagit la sénatrice de Saint-Pierre-et-Miquelon à la démission de S.Lecornu 

La sénatrice de Saint-Pierre-et-Miquelon, Annick Girardin, dit “s’attendre maintenant au pire”. Après avoir remis sa démission, Sébastien Lecornu a maintenant 48 heures pour tenter de trouver une issue à la crise politique.

Par  Cécile Rubichon

Les commémorations du 11 novembre célébrées en présence de Sébastien Lecornu et Annick Girardin à Saint-Pierre et Miquelon, en 2021. · ©SPM la 1ère ©
Les commémorations du 11 novembre célébrées en présence de Sébastien Lecornu et Annick Girardin à Saint-Pierre et Miquelon, en 2021. · ©SPM la 1ère ©

Ubuesque”, un scénario “digne d'une super série, humiliant pour la République” : Annick Girardin, sénatrice de Saint-Pierre-et-Miquelon ne cache pas sa “stupéfaction” devant l’actualité politique des dernières heures.

On a Retailleau qui se fâche, Lecornu qui démissionne, Lecornu qui a 48 heures pour tenter une nouvelle négociation, Lemaire qui démissionne, le PS et les Verts qui veulent le Matignon, LFI et le Rassemblement national qui veulent la démission du Président, le Président qui dit prendre ses responsabilités. C'est une journée complètement folle”, résume l’élue.

« La concertation menée par Sébastien Lecornu était la dernière chance pour moi avant une nouvelle dissolution. »

Annick Girardin

Une sortie de crise négociée par Lecornu qui fasse consensus, Annick Girardin, “pour bien connaître la classe politique”, n’y croit pas. “Je crois qu'on va vers une nouvelle dissolution, même si je le regrette parce que ce n'est absolument pas une solution, la dette et les attentes des Français ne seront pas plus solutionnées.

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Un groupe de négociateurs qui tenterait de dépasser les clivages politiques et d’établir une sorte de “convention collective” ? Pour la sénatrice, c’est peut-être “la dernière solution”, mais en 48 heures, impossible à ses yeux. “Comme beaucoup, je croise les doigts mais je m’attends maintenant au pire”.

« A chaque fois, nous régressons en matière de République. »

Annick Girardin

Non, son téléphone n’a pas sonné. Enfin, si, mais au bout du fil, "des gens qui s'inquiètent de ce qu'on va devenir”. Elle le réaffirme : “Sébastien Lecornu sait que pour moi, ce temps-là (celui des ministères) est révolu.” Elle en profite aussi pour remettre de la distance avec les partis politiques.

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Ils ont fait quoi là ? Encore une fois, au lieu d'accepter des compromis, chacun est resté sur ses positions pour ne pas perdre de voix pour les prochaines élections”, dénonce-t-elle.

Son statut de sénatrice lui permet aussi de critiquer Sébastien Lecornu, dont elle a été réputée proche. “Il nous présente un gouvernement où 12 ministres sur 18 sont identiques. J’ai cherché la rupture.

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De la concertation menée par Sébastien Lecornu, elle attendait "un choc fiscal misant sur l'équité, (...) la trame d'un nouveau pacte social avec les Français. J'attendais qu'on donne du sens et des priorités aux dépenses de l'État. J'attendais une réponse forte à la question de la sécurité et, comme tous les Français, un budget juste pour la France, sans nier la dette. L'austérité n'est pas la seule réponse”, estime-t-elle. La réponse reste à trouver.

Par  Cécile Rubichon

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