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La mission transpartisane de la Nouvelle-Calédonie satisfaite après son entrevue, à Paris, avec le président du Sénat

La mission calédonienne venue à Paris pour négocier un renfort financier avec le gouvernement français rencontrait ce mardi midi le président du Sénat Gérard Larcher et les présidents de groupe qui soutiennent sa démarche.

Par  Clotilde Séraphins - George

Milakulo Tukumili, le Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie devant le Sénat à Paris. · ©Clotilde SERAPHINS GEORGE
Milakulo Tukumili, le Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie devant le Sénat à Paris. · ©Clotilde SERAPHINS GEORGE

Ce mardi 1er septembre, c'était le premier jour de travail pour la mission transpartisane venue de la Nouvelle-Calédonie à Paris tout spécialement pour négocier le soutien financier de l’État et défendre les crédits alloués à l’archipel dans le budget 2027.

Avant leur rendez-vous en fin de journée rue de Bercy avec le Ministre de l’action et des comptes publics, les membres de la délégation emmenés par Milakulo Tukumuli, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, rencontraient ce midi à l’occasion d’un déjeuner de travail au Sénat, le président de l’institution, Gérard Larcher et les présidents de groupe.

Une première entrevue satisfaisante, confie à La 1ère, Milakulo Tukumuli, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie : "Le président du Sénat et les présidents de groupe ont été très attentifs et ils ont confirmé leur soutien total et unanime à la démarche de la délégation à la Nouvelle-Calédonie d'une manière générale. Le Parlement c'est celui qui votera le budget."

Milakulo Tukumuli qui reconnaît cependant que les rencontres à venir sont cruciales, celle avec le Ministre de l’action et des comptes publics et celle de ce mercredi 02 septembre avec le Premier ministre.

De tous ces rendez-vous hautement institutionnels dépend, selon les représentants calédoniens, l’avenir du pays dont ils rappellent la situation, à savoir, explique Milakulo Tukumuli qu'il tente de se remettre de "sept longues années traversées par des crises" : la pandémie de covid 19 et les émeutes de 2024.

"Des élections ont eu lieu conformément aux décisions qui ont été prises par le Parlement, par le Premier ministre, le 28 juin. Donc on a des élus qui sont totalement relégitimés et la situation de la Nouvelle-Calédonie n'a pas évolué." explique-t-il à La 1ère.

Il vient aussi rappeler à la France les efforts structurants engagés : "Les Calédoniens sont dans une situation difficile. L’État, au travers du gouvernement national a pourvu en termes de moyens de force de l'ordre et en moyens financiers, au travers de prêts qui mettent le pays dans une situation intenable aujourd’hui. Le taux d’endettement frôle les 500 %."

Doléances et propositions

Pour sortir de l'ornière, la délégation présente un projet clair : "Il nous manque au travers du PGE [Prêt Garanti par l’Etat, NDLR], une soixantaine de millions d'euros pour finir 2026 et débuter 2027. C'est un enjeu important puisque ça concerne le régime des retraites de 42 000 pensionnaires en Nouvelle-Calédonie. Et on vient à ce moment précis de l'année parce qu’on ne sait pas comment le PLF (le projet de Loi de Finances qui détermine les recettes et les dépenses de l'Etat) sera adopté, s'il est adopté." expose Milakulo Tukumuli.

Les membres de la délégation calédonienne souhaitent donc faire inscrire dans la copie initiale du gouvernement l’aide qui sera accordée à la Nouvelle-Calédonie, "tant sur le montant que sur la forme." précise leur chef de file.

Les membres de la mission transpartisane calédonienne devant le sénat à Paris. · ©Clotilde SERAPHINS GEORGE
Les membres de la mission transpartisane calédonienne devant le sénat à Paris. · ©Clotilde SERAPHINS GEORGE

La délégation demande par ailleurs à établir un "contrat pluriannuel de redressement ou de responsabilité" entre le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et le gouvernement français. Un document dans lequel on trouve "les engagements de la Nouvelle-Calédonie à produire des réformes, même si on a déjà fait des réformes douloureuses, insiste Milakulo Tukumuli, et en contrepartie, un engagement du gouvernement français pour soutenir la Nouvelle-Calédonie en termes de subventions de manière dégressives qui nous permettent de retrouver une trajectoire de confiance et de prospérité" conclut le chef du gouvernement calédonien à l’issue de cette entrevue entre la délégation calédonienne et le président du Sénat.

Par  Clotilde Séraphins - George

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